Le lexique de l'élection
Les mots qui reviennent partout pendant une présidentielle, expliqués simplement. Sans jargon, promis.
- Parrainages
- Pour se présenter, il faut convaincre 500 élus (maires surtout) de signer pour vous. Pas assez de signatures, pas de candidature.
- Primaire
- Une élection interne où un camp politique choisit son candidat avant la vraie élection.
- Premier tour
- Tout le monde se présente, chacun vote pour son préféré. Les deux premiers continuent, les autres sont éliminés.
- Second tour
- Le duel final entre les deux qualifiés, deux semaines plus tard. Celui qui dépasse 50 % des voix est élu.
- Majorité absolue
- Plus de la moitié des voix. C'est ce qu'il faut au second tour pour gagner.
- Abstention
- Être inscrit sur les listes électorales mais ne pas aller voter.
- Vote blanc
- Mettre une enveloppe vide ou un bulletin blanc dans l'urne : vous participez, mais vous ne choisissez personne. Il est compté à part, mais ne change pas le résultat.
- Vote nul
- Un bulletin déchiré, annoté ou non conforme. Il n'est pas pris en compte.
- Procuration
- Vous ne pouvez pas vous déplacer le jour du vote ? Vous confiez votre voix à quelqu'un de confiance qui votera pour vous.
- Campagne officielle
- Les dernières semaines avant le scrutin, où tout est strictement encadré : temps de parole égal dans les médias, comptes de campagne surveillés.
- Temps de parole
- Pendant la campagne officielle, les chaînes de télé et de radio doivent donner le même temps d'antenne à chaque candidat. C'est l'Arcom qui surveille.
- Sondage
- Une enquête menée selon des règles précises sur un échantillon représentatif. Le « vote des visiteurs » de ce site n'en est pas un.
- Proportionnelle
- Un mode de scrutin où les sièges sont répartis selon le pourcentage de voix de chaque liste. La présidentielle n'est pas concernée, mais plusieurs candidats la proposent pour les législatives.
- Cohabitation
- Quand le président et la majorité à l'Assemblée nationale sont de camps opposés. Le président garde la politique étrangère, le gouvernement fait le reste.
- Quinquennat
- La durée du mandat présidentiel : cinq ans, renouvelable une fois de suite.
- Suffrage universel direct
- Le président est élu directement par les électeurs, une personne égale une voix. Rien à voir avec le système américain des grands électeurs.
- Décret de convocation
- Le texte officiel, publié quelques mois avant le scrutin, qui fixe les dates définitives des deux tours. Avant lui, toutes les dates sont prévisionnelles.
- Conseil constitutionnel
- L'arbitre de l'élection : il vérifie les parrainages, publie la liste officielle des candidats, tranche les litiges et proclame les résultats définitifs.
- Investiture
- Le feu vert officiel d'un parti à son candidat. On peut se présenter sans, mais on part sans les militants ni l'argent du parti.
- Profession de foi
- Le document d'une ou deux pages que chaque candidat envoie à tous les électeurs avant le vote, pour résumer son programme.
- Comptes de campagne
- Chaque candidat doit déclarer tout ce qu'il dépense, sous un plafond légal. Une commission contrôle, et les tricheurs risquent le rejet de leurs comptes et des sanctions.
- Remboursement de campagne
- L'État rembourse une partie des dépenses des candidats qui dépassent 5 % des voix au premier tour. En dessous, presque rien : c'est pour ça que ce seuil compte tant.
- Listes électorales
- Le registre des personnes autorisées à voter. Il faut y être inscrit, en général avant le début d'année de l'élection, sinon pas de vote.
- Carte électorale
- Le papier qui indique où vous votez. Pratique mais pas obligatoire : une pièce d'identité suffit pour voter.
- Bureau de vote
- L'endroit où l'on vote, ouvert en général de 8 h à 19 h, jusqu'à 20 h dans les grandes villes. C'est cette fermeture à 20 h qui donne l'heure des estimations.
- Dépouillement
- Le comptage des bulletins, à la main, par des volontaires, dès la fermeture du bureau. Public : n'importe qui peut y assister.
- Estimations de 20 heures
- Le visage du gagnant qui s'affiche à 20 h n'est pas le résultat officiel : c'est une projection des instituts à partir des premiers dépouillements. Le vrai résultat tombe dans la nuit.
- Ballottage
- Quand personne n'a la majorité absolue au premier tour, tout le monde est « en ballottage » : il faut un second tour. À la présidentielle, c'est quasiment toujours le cas.
- Front républicain
- Quand des électeurs et des partis rivaux votent pour le même candidat au second tour, non par adhésion mais pour en bloquer un autre.
- Inéligibilité
- Une peine, prononcée par la justice, qui interdit de se présenter à une élection pendant une durée donnée.
- Dissolution
- Le président peut renvoyer les députés et provoquer de nouvelles élections législatives. C'est son arme, pas celle de l'Assemblée.
- Motion de censure
- L'arme inverse : si une majorité de députés la vote, le gouvernement tombe. Le président, lui, reste en place.
- Référendum
- Le président peut poser directement une question aux Français, qui répondent par oui ou non. Plusieurs candidats proposent d'y recourir davantage.