Le lexique de l'élection

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Les mots qui reviennent partout pendant une présidentielle, expliqués simplement. Sans jargon, promis.

Abstention
Être inscrit sur les listes électorales mais ne pas aller voter, ni en personne ni par procuration. L'abstention se mesure en pourcentage des inscrits. À la présidentielle, elle tourne autour de 20 à 30 % au premier tour, bien moins qu'aux autres élections. Elle ne se confond pas avec le vote blanc, qui suppose de se déplacer.
ARCOM
L'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, née en 2022 de la fusion du CSA et de la Hadopi. Pendant la présidentielle, elle surveille le temps de parole et le temps d'antenne des candidats à la télé et à la radio, et publie régulièrement ses relevés. Elle peut adresser des mises en demeure aux chaînes qui déséquilibrent trop leur antenne. Source
Article 49.3
Un article de la Constitution qui permet au Premier ministre de faire adopter un texte sans vote des députés. Seule parade : une motion de censure votée dans les 24 heures. Si elle échoue, le texte est adopté. Depuis 2008, son usage est limité aux budgets, plus un autre texte par session. Source
Article 7 et vacance
L'article 7 de la Constitution organise l'élection et prévoit le cas où le président décède, démissionne ou est empêché. Le président du Sénat assure alors l'intérim, sans pouvoir dissoudre l'Assemblée ni lancer de référendum. Une nouvelle élection doit avoir lieu entre 20 et 35 jours après la vacance. C'est arrivé deux fois : en 1969 et en 1974. Source
Assesseur
Un membre du bureau de vote, assis à côté du président, qui vérifie l'identité des électeurs et fait signer la liste d'émargement. Les candidats peuvent désigner des assesseurs, et le maire complète avec des électeurs de la commune. Il faut au moins deux assesseurs par bureau. Source
Ballottage
Quand personne n'a la majorité absolue au premier tour, les deux premiers sont « en ballottage » : il faut un second tour. À la présidentielle, c'est toujours arrivé depuis 1965. On dit qu'un candidat est en ballottage favorable s'il est bien placé pour l'emporter.
Bulletin blanc et bulletin nul
Le bulletin blanc est une enveloppe vide ou un papier blanc sans rien dessus : c'est un choix volontaire de ne choisir personne. Le bulletin nul est un bulletin déchiré, annoté, ou avec deux noms : il est écarté. Depuis 2014, les blancs sont comptés à part et annoncés, mais ni les uns ni les autres n'entrent dans les suffrages exprimés, donc ils ne changent pas le résultat. Source
Bureau de vote
L'endroit où l'on vote, ouvert en général de 8 h à 19 h, jusqu'à 20 h dans les grandes villes sur décision du préfet. Un président, des assesseurs et un secrétaire y veillent au bon déroulement. C'est la fermeture des derniers bureaux à 20 h qui donne l'heure des estimations.
Campagne officielle
Elle commence le deuxième lundi précédant le premier tour et se termine la veille du vote à minuit. Pendant cette période, les règles se durcissent : temps de parole strictement égal, affichage réservé aux panneaux officiels, clips de campagne diffusés gratuitement sur le service public. Entre les deux tours, une nouvelle campagne officielle s'ouvre, plus courte. Source
Carte électorale
Le papier qui indique où vous votez, envoyé après l'inscription puis avant chaque grande élection. Pratique mais pas obligatoire : une pièce d'identité suffit pour voter dans les communes de plus de 1 000 habitants. Si vous l'avez perdue, vous pouvez quand même voter.
CNCCFP
La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Elle reçoit les comptes de chaque candidat après l'élection, les vérifie ligne par ligne, et peut les approuver, les corriger ou les rejeter. Pour la présidentielle, ses décisions peuvent être contestées devant le Conseil constitutionnel. Un rejet peut coûter au candidat tout ou partie de son remboursement. Source
Cohabitation
Quand le président et la majorité à l'Assemblée nationale sont de camps opposés. Le président doit alors nommer un Premier ministre issu de cette majorité, et c'est le gouvernement qui conduit la politique du pays. Le président garde la main sur la défense et la diplomatie, son « domaine réservé ». La France en a connu trois : 1986-1988, 1993-1995 et 1997-2002.
Commission des sondages
Une autorité créée en 1977 qui vérifie que les sondages électoraux publiés respectent la loi. Chaque sondage doit indiquer le commanditaire, la taille de l'échantillon, les dates et les marges d'erreur. Elle peut demander une mise au point publique si un sondage est trompeur. Elle ne juge pas de la qualité politique, seulement de la méthode et de la présentation. Source
Commission nationale de contrôle de la campagne
La CNCCEP, mise en place quelques semaines avant le vote et présidée par un membre du Conseil d'État. Elle veille à ce que tous les candidats soient traités de la même façon par l'État : elle valide les professions de foi et les affiches officielles, et peut alerter publiquement sur un dérapage. Elle est distincte de la CNCCFP, qui s'occupe de l'argent. Source
Compte de campagne
Le document où un candidat inscrit toutes ses recettes et toutes ses dépenses de campagne, avec les justificatifs. Il est tenu par un mandataire financier, seul autorisé à manier l'argent. Le compte est déposé à la CNCCFP au plus tard le onzième vendredi suivant le premier tour, puis publié au Journal officiel. Les dons de personnes physiques sont limités à 4 600 euros par personne, et les entreprises n'ont pas le droit de donner. Source
Conseil constitutionnel
L'arbitre de l'élection présidentielle. Il reçoit et vérifie les parrainages, publie la liste officielle des candidats, examine les réclamations sur le déroulement du vote et proclame les résultats définitifs. Il compte neuf membres nommés pour neuf ans, plus les anciens présidents de la République qui souhaitent y siéger. En dehors des élections, il contrôle la conformité des lois à la Constitution. Source
Décret de convocation
Le texte officiel, signé par le gouvernement et publié quelques semaines avant le scrutin, qui fixe les dates définitives des deux tours. La loi impose qu'il paraisse au moins dix semaines avant le premier tour. Avant lui, toutes les dates sont prévisionnelles. Il ouvre aussi la période de recueil des parrainages. Source
Dépouillement
Le comptage des bulletins, à la main, dès la fermeture du bureau. Il est fait par des scrutateurs volontaires, par tables de quatre, sous le regard du bureau. Il est public : n'importe quel électeur peut y assister. Les résultats sont ensuite écrits dans un procès-verbal signé, puis remontés à la préfecture.
Dissolution
Le président peut renvoyer les députés et provoquer de nouvelles élections législatives dans les 20 à 40 jours. C'est son arme, pas celle de l'Assemblée. Il ne peut pas dissoudre deux fois dans la même année, ni pendant un intérim. La dernière dissolution date de juin 2024. Source
Domaine réservé
L'expression désigne les sujets où le président garde la main même en cohabitation : la défense, la diplomatie, les affaires européennes. Le mot n'apparaît pas dans la Constitution, c'est un usage né sous de Gaulle. Le président est chef des armées et négocie les traités, ce qui fonde cette pratique.
Égalité et équité
Les deux régimes de temps de parole surveillés par l'Arcom. L'équité s'applique dès la période préélectorale : chaque candidat a un temps proportionné à son poids, mesuré par les sondages, les résultats passés et sa capacité à animer la campagne. L'égalité stricte s'applique pendant la campagne officielle : même temps pour tous, du plus connu au plus petit candidat. L'équité valait pour toute la période avant une réforme de 2016. Source
Émargement
La signature que chaque électeur appose sur la liste du bureau après avoir voté. Elle prouve que la personne a voté et empêche de voter deux fois. Le nombre de signatures doit correspondre au nombre d'enveloppes dans l'urne, sinon le procès-verbal le signale. Source
Estimations de 20 heures
Le visage du gagnant qui s'affiche à 20 h n'est pas le résultat officiel : c'est une projection des instituts de sondage à partir des premiers dépouillements dans des bureaux témoins. Il est interdit de la diffuser avant la fermeture du dernier bureau. Le résultat consolidé du ministère de l'Intérieur tombe dans la nuit, et le résultat définitif est proclamé par le Conseil constitutionnel quelques jours plus tard.
Exécution provisoire
Quand un tribunal condamne quelqu'un à une peine d'inéligibilité, il peut décider qu'elle s'applique tout de suite, même si la personne fait appel. Sans cette mention, la peine attend la fin des recours. C'est ce qui décide si un candidat condamné en première instance peut ou non se présenter en 2027. Source
Front républicain
Quand des électeurs et des partis rivaux votent pour le même candidat au second tour, non par adhésion mais pour en bloquer un autre. L'expression est surtout employée à propos du Rassemblement national et de ses prédécesseurs. Son efficacité est débattue et semble s'user d'une élection à l'autre.
Inéligibilité
Une peine, prononcée par un juge, qui interdit de se présenter à une élection pendant une durée donnée, souvent de un à dix ans. Elle peut accompagner une condamnation pénale, ou sanctionner un compte de campagne rejeté. Un candidat inéligible ne peut pas être inscrit sur la liste officielle par le Conseil constitutionnel. Source
Investiture
Le feu vert officiel d'un parti à son candidat, par un vote des adhérents, un congrès ou une primaire. On peut se présenter sans, mais on part sans les militants, les fichiers, ni l'argent du parti. Les candidats « hors parti » créent en général leur propre mouvement pour la remplacer.
Isoloir
La cabine à rideau où l'on met son bulletin dans l'enveloppe. Le passage est obligatoire, même si l'on n'a qu'un bulletin en main, pour garantir le secret du vote. Un bureau doit avoir au moins un isoloir pour 300 électeurs inscrits. Source
Listes électorales
Le registre des personnes autorisées à voter, tenu par chaque commune. Il faut y être inscrit au plus tard le sixième vendredi avant le premier tour. Les jeunes recensés à 16 ans y sont inscrits d'office à 18 ans. On vérifie sa situation sur service-public.fr. Source
Majorité absolue
Plus de la moitié des suffrages exprimés, c'est-à-dire des bulletins valables, blancs et nuls exclus. C'est ce qu'il faut pour être élu, au premier tour comme au second. Comme il ne reste que deux candidats au second tour, l'un des deux l'obtient forcément.
Mandataire financier
La personne ou l'association que chaque candidat doit désigner pour gérer l'argent de la campagne. Toute recette et toute dépense passe par un compte bancaire unique ouvert à son nom. Le candidat n'a pas le droit de payer lui-même. C'est la clé de voûte du contrôle des comptes. Source
Motion de censure
L'arme des députés : si une majorité absolue de l'Assemblée la vote, le gouvernement tombe. Le président, lui, reste en place. Elle demande la signature d'au moins un dixième des députés. Depuis 1958, une seule a abouti d'elle-même, en 1962, plus une contre le gouvernement Barnier en 2024. Source
Panneaux électoraux
Les panneaux installés par les mairies devant les bureaux de vote et dans les rues, un emplacement par candidat, dans l'ordre tiré au sort par le Conseil constitutionnel. Pendant la campagne officielle, l'affichage électoral est interdit ailleurs. Coller sur le panneau d'un autre candidat est une infraction. Source
Parrainages
Pour se présenter, il faut recueillir les signatures de 500 élus : maires, parlementaires, conseillers départementaux ou régionaux, entre autres. Elles doivent venir d'au moins 30 départements ou collectivités, sans qu'un seul en fournisse plus d'un dixième. Les formulaires sont envoyés directement au Conseil constitutionnel, qui publie le nom des parrains au fil de l'eau. Pas assez de signatures, pas de candidature. Source
Passation de pouvoir
La cérémonie à l'Élysée où le président sortant accueille son successeur, en général une à deux semaines après le second tour. Le nouveau président reçoit les codes nucléaires et le collier de grand maître de la Légion d'honneur. Le mandat commence officiellement ce jour-là, et au plus tard à l'expiration du mandat précédent. Source
Période de réserve et silence électoral
À partir de la veille du vote à minuit, plus aucune propagande n'est permise : ni tract, ni meeting, ni message de campagne, ni sondage publié. Ce silence dure jusqu'à la fermeture du dernier bureau. Il s'applique aussi aux réseaux sociaux des candidats. Publier un résultat ou une estimation avant l'heure est puni d'une amende. Source
Plafond de dépenses de campagne
La somme maximale qu'un candidat peut dépenser. Pour 2027, la CNCCFP fixe le plafond à 16 851 000 euros pour un candidat du premier tour et à 22 509 000 euros pour les deux candidats du second tour. Dépasser le plafond entraîne le rejet du compte et une amende du même montant. Les dépenses comptent dès le 1er avril 2026. Source
Premier ministre et président
Le président est élu par les Français, nomme le Premier ministre, préside le Conseil des ministres, commande les armées et peut dissoudre l'Assemblée. Le Premier ministre dirige le gouvernement au quotidien, prépare les lois et répond devant les députés, qui peuvent le renverser. Quand les deux sont du même camp, le président fixe la ligne. En cohabitation, le Premier ministre prend le dessus sur la politique intérieure. Source
Premier tour
Tous les candidats validés par le Conseil constitutionnel se présentent, chacun vote pour son préféré. Si l'un dépasse la majorité absolue, il est élu tout de suite, ce qui ne s'est jamais produit. Sinon, les deux premiers continuent, les autres sont éliminés. Le score du premier tour fixe aussi le remboursement de chaque candidat.
Primaire
Une élection interne où un camp politique choisit son candidat avant la vraie élection. Elle peut être ouverte à tous les sympathisants ou réservée aux adhérents. Les grandes primaires ouvertes de 2011, 2016 et 2017 ont marqué la vie politique, mais les partis y recourent moins depuis.
Procuration
Vous ne pouvez pas vous déplacer le jour du vote ? Vous confiez votre voix à un autre électeur, qui votera pour vous dans votre bureau. Depuis 2022, il n'a plus besoin d'être inscrit dans votre commune. La demande se fait en ligne sur maprocuration.gouv.fr puis en commissariat, gendarmerie ou consulat, ou par formulaire papier. Une personne ne peut porter qu'une seule procuration établie en France. Source
Profession de foi
Le document d'une à quatre pages que chaque candidat envoie à tous les électeurs avant chaque tour, avec le bulletin de vote. Il résume le programme et l'argumentaire. Son contenu est validé par la Commission nationale de contrôle, et l'État en paie l'impression et l'envoi pour les candidats remboursés. On la retrouve aussi en ligne sur le site programme-candidats.interieur.gouv.fr. Source
Proportionnelle
Un mode de scrutin où les sièges sont répartis selon le pourcentage de voix de chaque liste. La présidentielle n'est pas concernée, puisqu'il n'y a qu'un poste à pourvoir. Le débat porte sur les législatives, aujourd'hui au scrutin majoritaire par circonscription, que plusieurs candidats veulent passer à la proportionnelle, totale ou en partie.
Quinquennat
La durée du mandat présidentiel : cinq ans, contre sept avant le référendum de 2000. Depuis 2008, un président ne peut pas faire plus de deux mandats de suite. Les législatives suivent la présidentielle de quelques semaines, ce qui a longtemps donné au président élu une majorité dans la foulée. Source
Recours et réclamations
Tout électeur peut contester le déroulement du vote dans son bureau en le faisant inscrire au procès-verbal. Les candidats peuvent saisir directement le Conseil constitutionnel dans les 48 heures. Le Conseil examine tout avant de proclamer les résultats, et peut annuler les votes d'un bureau si des irrégularités sont établies. Source
Référendum
Le président peut poser directement une question aux Français, qui répondent par oui ou non. La Constitution limite les sujets : organisation des pouvoirs publics, réformes économiques, sociales ou environnementales, ratification de traités. Le dernier date de 2005. Plusieurs candidats proposent d'y recourir davantage ou d'élargir les sujets possibles. Source
Remboursement de campagne
L'État rembourse une partie des dépenses des candidats, à condition que leur compte soit approuvé. En dessous de 5 % des voix au premier tour, le remboursement est plafonné à environ 800 000 euros. Au-dessus, il monte à 47,5 % du plafond de dépenses, soit près de 8 millions d'euros. C'est pour ça que le seuil de 5 % compte tant. Source
Résultats définitifs
Les chiffres annoncés le soir du vote sont provisoires. Le Conseil constitutionnel vérifie les procès-verbaux de tous les bureaux, tranche les réclamations, puis proclame les résultats officiels dans les dix jours qui suivent chaque tour. C'est cette proclamation qui fait juridiquement l'élu. Source
Scrutateur
Le volontaire qui compte les bulletins au dépouillement. Les candidats peuvent en désigner, et le bureau complète avec des électeurs présents. Ils travaillent par tables de quatre : un ouvre l'enveloppe, un lit le nom à voix haute, deux notent. C'est ce qui garantit qu'aucune personne ne compte seule.
Scrutin uninominal majoritaire à deux tours
Le nom technique du mode d'élection du président. Uninominal : on vote pour une personne, pas une liste. Majoritaire : il faut plus de la moitié des voix. Deux tours : si personne ne l'a au premier, les deux premiers s'affrontent au second. Source
Second tour
Le duel final entre les deux qualifiés, quatorze jours après le premier tour. Celui qui dépasse 50 % des suffrages exprimés est élu. Si l'un des deux se désiste ou meurt, le candidat suivant du premier tour prend sa place. Le nouveau président entre en fonction au plus tard à la fin du mandat du sortant. Source
Site de campagne et clips officiels
Pendant la campagne officielle, chaque candidat dispose du même temps de clips diffusés gratuitement sur les chaînes publiques, à des horaires tirés au sort. Ces clips sont produits sous le contrôle de la Commission nationale de contrôle. C'est le seul espace publicitaire autorisé : la publicité politique payante à la télé et à la radio est interdite en France. Source
Sondage
Une enquête menée selon des règles précises sur un échantillon représentatif, en général de 1 000 à 2 000 personnes, avec une marge d'erreur de deux à trois points. Chaque sondage publié est soumis à la Commission des sondages. Le « vote des visiteurs » de ce site n'en est pas un : l'échantillon n'est pas représentatif. Source
Suffrage universel direct
Le président est élu directement par les électeurs, une personne égale une voix, depuis le référendum de 1962. Avant, il était choisi par un collège de grands électeurs. Rien à voir avec le système américain, où ce sont des grands électeurs qui votent en dernier ressort. Tout Français majeur inscrit peut voter. Source
Suffrages exprimés
Le nombre de bulletins valables, une fois retirés les blancs et les nuls. C'est la base de calcul de tous les pourcentages officiels. Un candidat à « 25 % » a donc 25 % des suffrages exprimés, pas 25 % des inscrits, ni des votants.
Temps de parole et temps d'antenne
Le temps de parole, c'est quand le candidat ou ses soutiens parlent à l'antenne. Le temps d'antenne ajoute tout ce qui est dit sur eux par les journalistes. L'Arcom mesure les deux, chaîne par chaîne, et publie les relevés. Les règles vont de l'équité à l'égalité stricte selon la période. Source
Vote à l'étranger
Les Français inscrits sur une liste consulaire votent dans leur consulat ou ambassade. Pour la présidentielle, le vote par internet n'est pas ouvert, contrairement aux législatives. Dans certains pays d'Amérique, on vote le samedi pour tenir compte du décalage horaire. Source
Vote par anticipation
Voter avant le jour officiel, comme aux États-Unis. Il n'existe pas en France pour les électeurs ordinaires. Les seules exceptions sont les votes du samedi dans certains territoires et la procuration. Plusieurs propositions de loi l'ont suggéré sans aboutir.