Attal veut des « États-Unis d'Europe »

À Reims, Gabriel Attal a jugé que « l'Europe actuelle, à 27, a atteint ses limites » et proposé une fusion économique entre 8 à 10 pays, avec un président européen élu au suffrage universel. Il précise que ce n'est « évidemment pas la création d'un pays unique ». C'est la position la plus fédéraliste du bloc central.

Le 17 septembre, dans l'entreprise aérospatiale Latitude à Reims, Gabriel Attal a présenté sa vision de l'Europe. « Je le dis avec force : l'Europe actuelle, à 27, a atteint ses limites », a déclaré le candidat Renaissance. Selon lui, l'Europe avance aujourd'hui « avec des boulets aux pieds ».

Il propose de bâtir des « États-Unis d'Europe » autour d'un noyau dur de pays : « Seront-ils 8 ? Seront-ils 10 ? Peu importe le nombre, pourvu que ce soit un noyau dur ». Cet ensemble aurait un président « élu au suffrage universel » et un Parlement issu des députés européens des pays concernés. Il tend la main à l'Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, l'Espagne ou la Grèce.

Il précise : « Ce que je propose, ce n'est évidemment pas la création d'un pays unique ». Il parle d'un « fédéralisme économique, technologique et écologique », avec « la disparition totale des frontières économiques », tandis que « les compétences régaliennes resteraient à la main des États ». Il veut lever une vingtaine de barrières, par exemple en rapprochant la fiscalité et le droit des entreprises.

Pour lancer ce projet, il propose « le premier référendum européen », une consultation organisée en même temps dans tous les pays candidats. Il présente cette idée comme la réponse opposée au Frexit.

Sources

franceinfo, Gabriel Attal plaide pour des « États-Unis d'Europe », 17 septembre 2026 · Public Sénat, Gabriel Attal veut construire « les États-Unis d'Europe », 17 septembre 2026

Sa position : europe

Quelle place pour l'Union européenne ?

  • Gabriel Attal : Aller vers une Europe fédérale

    Veut des « États-Unis d'Europe » : une fusion économique de 8 à 10 pays, avec un président européen élu au suffrage universel. Source

Le sujet en bref

La place de la France dans l'Union européenne divise depuis des décennies. Les positions vont de la sortie de l'UE ou de l'euro et de la désobéissance aux traités, au maintien de l'Union telle quelle, jusqu'à plus de coopération avec un budget commun, voire une Europe fédérale.

Les chiffres clés

  • Contribution de la France au budget de l'UE : 23,3 milliards d'euros de prélèvement sur recettes (2025, source)
  • Solde net : -9,3 milliards d'euros, deuxième contributeur net derrière l'Allemagne (2023, source)
  • Élections européennes 2024 : participation 51,49 %, RN 31,37 %, Besoin d'Europe (Renaissance) 14,60 % (juin 2024, source)
  • Accord UE-Mercosur : signé le 17 janvier 2026, appliqué provisoirement depuis le 1er mai 2026 (2026, source)

Ce que dit la loi aujourd'hui

La France est membre fondateur de l'UE et de la zone euro ; le droit européen prime sur la loi nationale et la Constitution y consacre un titre entier. La France est le deuxième contributeur au budget européen. Le cadre financier pluriannuel 2028-2034 est en négociation, avec six pays contributeurs nets qui demandent des coupes.

Ce qui a changé depuis 2022

Le RN a remporté les européennes de juin 2024 avec 31 %, ce qui a déclenché la dissolution de l'Assemblée. L'UE a adopté le pacte migratoire (2024), l'AI Act (2024) et signé l'accord avec le Mercosur (2026) malgré l'opposition française. La guerre en Ukraine a relancé le débat sur la défense européenne et l'élargissement à l'Ukraine et à la Moldavie.

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