La présidentielle 2027 en cours d'EMC

Une séance d'enseignement moral et civique sur l'élection, pour la troisième et le lycée, avec un outil neutre, des positions sourcées et aucune donnée d'élève collectée. Voici comment s'en servir, et ce dont il faut se méfier.

À noter : ce matériel n'est pas adapté à l'école élémentaire. Les sujets traités demandent un recul que le cycle 2 et le cycle 3 n'ont pas encore.

Les trois points qui comptent pour vous

  • Aucune donnée d'élève. Pas de compte, pas d'email, pas de suivi. Les réponses restent dans le navigateur et ne sont jamais envoyées au site. Il n'y a donc rien à déclarer, aucune autorisation parentale à demander, aucun traitement à inscrire au registre de l'établissement.
  • Neutralité. Le site ne dit jamais pour qui voter. Il mesure une distance entre des positions, avec la même formule pour les 21 candidats, et il affiche aussi les désaccords avec le candidat le plus proche.
  • Traçabilité. Chaque position vient d'un programme ou d'une déclaration publique, avec les sources sur la fiche du candidat et la date de dernière vérification. Vos élèves peuvent remonter à la source, ce qui est en soi un exercice d'éducation aux médias.

Une séance d'une heure, prête à l'emploi

  1. 10 minutes, sans écran. Demandez à la classe de citer les sujets qui décideraient de leur vote. Notez-les au tableau. Cela fait apparaître tout seul l'idée de pondération : tout le monde n'accorde pas le même poids aux mêmes sujets.
  2. 15 minutes, chacun sur son écran. Les élèves font le test individuellement. Insistez sur un point avant de lancer : le résultat n'est pas un verdict, et personne n'est obligé de le partager.
  3. 10 minutes, mise en commun. Sans demander les noms obtenus, demandez plutôt : qu'est-ce qui vous a surpris ? Sur quel sujet avez-vous hésité ? La surprise est la matière première du débat, et elle évite l'étalage des préférences.
  4. 20 minutes, débat sur un sujet. Prenez une page de sujet, projetez les positions des 21 candidats et faites argumenter la classe sur les crans extrêmes. L'exercice est intéressant précisément parce que les positions sont attribuées à des personnes réelles, avec leurs sources.
  5. 5 minutes, la limite de l'outil. Terminez là-dessus : un test mesure une proximité d'idées déclarées. Il ne dit rien de la sincérité d'un programme, de sa faisabilité, ni de la personne. C'est le point le plus important de la séance.

Variantes

En troisième, restez sur la version courte du questionnaire, qui couvre les 6 sujets les plus structurants, et appuyez-vous sur le lexique pour le vocabulaire : parrainages, ballottage, vote blanc, majorité absolue. Beaucoup d'élèves butent sur les mots avant de buter sur les idées.

Au lycée, le comparateur est plus riche : mettez deux candidats face à face et faites chercher les sujets où ils s'opposent vraiment. En spécialité HGGSP, la page sur les sondages sert de support à un travail sur la fabrication d'un chiffre et sur la loi de 1977.

Sans écrans, ou en salle sans connexion, les pages de sujets suffisent : projetez-en une, cachez les noms, faites deviner quel camp défend quelle position. Cela marche très bien à l'oral.

Pour un travail sur la citoyenneté pratique, le guide du vote couvre l'inscription sur les listes, la procuration et le déroulé d'un bureau de vote. Utile pour les élèves qui auront 18 ans avant avril 2027.

Les 32 sujets, comme sujets de débat

Chaque page présente les 21 candidats classés de la position la plus à gauche à la plus à droite, avec la formulation exacte de chaque cran. C'est utilisable directement comme support.

Ce dont il faut se méfier

Le résultat peut heurter. Un élève peut tomber sur un candidat qu'il rejette, et le vivre mal. Le cadrage qui marche le mieux : le test compare des positions sur des sujets, il ne dit pas qui vous êtes, et un désaccord sur un sujet auquel on tient peut peser plus que dix accords sur des sujets secondaires.

Les positions sont des résumés, pas des citations. Elles sont datées et faillibles, et la campagne bouge. Faire vérifier une position contre sa source est d'ailleurs un bon exercice, et si vos élèves trouvent une erreur, écrivez-nous : nous corrigeons.

Enfin, le « vote des visiteurs » présent sur le site n'est pas un sondage, et c'est une occasion utile d'expliquer la différence entre un échantillon représentatif et des gens de passage qui choisissent de répondre.

Questions fréquentes

Le site collecte-t-il des données sur mes élèves ?

Non, aucune. Il n'y a pas de compte à créer, pas d'adresse email demandée, et les réponses au questionnaire ne quittent jamais le navigateur de l'élève : elles ne sont pas transmises au site. Rien à déclarer, rien à faire signer.

L'outil est-il neutre ? Je ne peux pas promouvoir un candidat.

Le site ne recommande aucun candidat et ne le fera jamais. Il calcule une distance entre les positions de l'élève et celles des candidats, avec la même formule pour tous, publiée sur la page Méthodologie. Aucun parti, aucun candidat ne paie pour y figurer ou pour y être mieux classé.

À partir de quel niveau ?

La troisième et le lycée. Les réponses sont écrites en français simple, sans jargon, mais les sujets restent politiques : ils demandent un cadrage et une reprise en classe.

Combien de temps prend le test ?

Environ 5 minutes pour la version courte, une dizaine pour la version complète. Une séance d'une heure suffit largement en comptant le débat.

Puis-je utiliser le site sans faire passer le test ?

Oui, et c'est souvent le plus intéressant. Les pages par sujet montrent la position des candidats sans qu'aucun élève ait à répondre quoi que ce soit.

Un besoin particulier ?

Si vous avez besoin des données dans un autre format, d'une précision sur la méthode, ou si vous repérez une erreur, écrivez à contact@quivoter2027.com. Les demandes d'enseignants passent devant.