La primaire de la gauche unitaire s'effrite
Le Parti socialiste a quitté la primaire commune de la gauche pour organiser la sienne, fermée à ses adhérents. Des candidatures se sont retirées dans les jours suivants. Le scrutin du 11 octobre tient encore sur le papier, mais plus personne ne l'organise vraiment. À surveiller : si elle est abandonnée, Ruffin et Tondelier deviennent des candidats autonomes.
Le 9 juillet 2026, les adhérents du Parti socialiste ont voté à 55,5 % pour organiser leur propre primaire, fermée aux partis du « pôle socialiste », plutôt que de participer à la primaire commune de la gauche qui devait aussi inclure les écologistes. Ce choix a fragilisé le projet porté par le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.
Dans les jours suivants, deux candidatures à la primaire unitaire se sont retirées : celle de Clémentine Autain, le 11 juillet, qui a dit prendre « acte de l'échec de la primaire unitaire », et celle de Benjamin Lucas-Lundy, le 7 juillet, qui a jugé que sa candidature « n'a plus de sens ».
Sur le papier, le scrutin de la primaire unitaire reste fixé au 11 octobre 2026, mais il est de fait vidé de son organisation depuis juillet. François Ruffin a déjà annoncé qu'il resterait candidat si la primaire n'avait pas lieu, se positionnant en candidat autonome dans ce scénario.

