Retailleau au Sénat : « il faut décréter l'état d'urgence », Nuñez l'écarte

Le 21 octobre au Sénat, Bruno Retailleau a demandé au Premier ministre de décréter l'état d'urgence. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a répondu : « Nous ne sommes pas à un stade où il y aura déclaration de l'état d'urgence. »

Par la rédaction de QuiVoter 2027 · sources citées en bas de page

Le mercredi 21 octobre, aux questions d'actualité du Sénat, Bruno Retailleau s'est adressé au Premier ministre Sébastien Lecornu. « Monsieur le Premier ministre, il faut décréter l'état d'urgence. La chienlit, ça suffit », a lancé le président des Républicains, selon Public Sénat. Il a demandé des moyens pour les préfets et les forces de l'ordre, y compris sur les réseaux sociaux.

Le sénateur de Vendée accuse Emmanuel Macron d'avoir désarmé les policiers, avec le va-et-vient sur les grenades assourdissantes. « Un policier, un gendarme, ça n'est pas un animateur socioculturel », a-t-il ajouté.

Laurent Nuñez, son successeur au ministère de l'Intérieur, a répondu : « Nous ne sommes pas à un stade où il y aura déclaration de l'état d'urgence. » Pour la journée d'action du samedi 24 octobre, le gouvernement s'en tient à des mesures de droit commun et de police administrative. Selon le ministre, les couvre-feux, reconduits pour une troisième nuit, produisent des effets.

Sources

Public Sénat, Violences urbaines : « Nous ne sommes pas à un stade où il y aura déclaration de l'état d'urgence », affirme le ministre de l'Intérieur, 21 octobre 2026 · TF1 Info, Mobilisation du 24 octobre : « Nous ne sommes pas au stade de l'état d'urgence », répond Laurent Nuñez à Bruno Retailleau, 21 octobre 2026

Sa position : sécurité et justice

Fermeté ou prévention ?

  • Bruno Retailleau : Peines planchers, prisons, tolérance zéro

    Ancien ministre de l'Intérieur : peines planchers, lutte contre le narcotrafic, fermeté revendiquée.

Le sujet en bref

Police, justice, prisons : la sécurité revient à chaque élection. Les candidats se répartissent entre la prévention et la réinsertion avec moins de prison, plus de moyens sociaux que policiers, l'équilibre actuel, davantage de police et de peines fermes, et une ligne de tolérance zéro avec peines planchers et construction de prisons.

Les chiffres clés

  • Détenus : 89 446, record historique (+5,3 % en un an) (1er juillet 2026, source)
  • Violences physiques enregistrées : +5 % en un an, homicides stables (2025, source)
  • Loi contre le narcotrafic : parquet national anti-criminalité organisée, prisons de haute sécurité (13 juin 2025, source)

Ce que dit la loi aujourd'hui

La loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur (LOPMI) de janvier 2023 programme 15 milliards d'euros sur cinq ans et le doublement de la présence policière sur la voie publique. La loi du 13 juin 2025 « visant à sortir la France du piège du narcotrafic » crée un parquet national anti-criminalité organisée et des quartiers de haute sécurité. La justice des mineurs a été durcie par la loi Attal de 2025, partiellement censurée.

Ce qui a changé depuis 2022

Les émeutes de juin 2023 après la mort de Nahel Merzouk et la multiplication des règlements de comptes liés au trafic (Marseille, Grenoble, Nîmes) ont fait de la lutte contre le narcotrafic une priorité transpartisane. La population carcérale bat record sur record, avec près de 90 000 détenus pour environ 62 000 places. Le plan « 15 000 places de prison » reste très en retard.

Tous les candidats : sécurité et justice

Leurs prochains rendez-vous

  • DébatDébat LCI avec les Restos du Cœur, « Quelle société pour demain ? »À 20h40 sur LCI, dans un entrepôt des Restos du Cœur. Solidarité, pouvoir d'achat et précarité. Édouard Philippe absent, au conseil municipal du Havre selon son entourage.

Sur les mêmes candidats

Toute l'actualité de la course
Audible : livres audio en français. Essai gratuit.

Présidentielle 2027

Et vous, de qui êtes-vous le plus proche ?

6 minutes, gratuit, sans compte. Vos réponses restent chez vous.

Faire le test