Tondelier propose un congé d'allaitement « choisi et rémunéré »
Le 30 septembre, Marine Tondelier propose « un congé d'allaitement choisi et rémunéré », des pauses payées pour allaiter et un retour au travail plus souple pour les jeunes mères. Aujourd'hui, l'heure d'allaitement prévue par la loi n'est pas forcément payée.
Le 30 septembre, sur X, Marine Tondelier a présenté des propositions pour les mères qui allaitent et reprennent le travail. Elle a donné naissance à son deuxième enfant quelques jours plus tôt.
Elle propose des pauses payées pour allaiter ou tirer son lait, un local dédié dans l'entreprise, un retour au travail souple (horaires, télétravail, reprise progressive) et un suivi par des sages-femmes après le congé maternité. Surtout, elle veut « un congé d'allaitement choisi et rémunéré, pour ne pas avoir à arbitrer entre son allaitement, son travail et son salaire ».
Aujourd'hui, le Code du travail accorde une heure par jour pour allaiter pendant la première année, sans garantie de salaire. Sa proposition irait plus loin, avec un congé payé dédié.
Marine Tondelier : Revaloriser les allocations, ouvrir plus de crèches
Propose de verser les allocations familiales dès le premier enfant et de développer les modes de garde et les crèches sociales. Source
Le sujet en bref
La natalité française est tombée à 1,56 enfant par femme, son plus bas niveau depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Les candidats se séparent entre des aides universelles avec congé parental long, la revalorisation des allocations et des crèches, le maintien du cadre actuel, l'encouragement de la natalité par des aides aux familles, et une politique nataliste assumée.
Les chiffres clés
Naissances : 645 000, au plus bas depuis 1942 (2025, source)
Solde naturel : -6 000, négatif pour la première fois depuis 1945 (2025, source)
Population : 69,1 millions d'habitants (1er janvier 2026, source)
Ce que dit la loi aujourd'hui
Les allocations familiales sont versées à partir du deuxième enfant et modulées selon les revenus depuis 2015. Le congé de paternité est de 28 jours depuis juillet 2021. Depuis le 1er janvier 2025, les communes sont « autorités organisatrices » de l'accueil du jeune enfant et doivent recenser besoins et places de crèche.
Ce qui a changé depuis 2022
Les naissances ont chuté de 726 000 en 2022 à 645 000 en 2025 et le solde naturel est devenu négatif. Emmanuel Macron a appelé en janvier 2024 à un « réarmement démographique » et annoncé un congé de naissance mieux rémunéré mais plus court que le congé parental actuel, inscrit dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Le service public de la petite enfance est entré en vigueur en 2025.