Animaux

Quelle place pour la cause animale ?

Mis à jour le . Positions résumées à la main depuis les programmes et déclarations publiques. Méthodologie

En bref

Élevage intensif, chasse, corrida : la cause animale a gagné du terrain dans le débat public. Les candidats vont de la fin de l'élevage intensif, de la chasse et de la corrida à l'absence de toute nouvelle contrainte, en passant par l'interdiction des pires pratiques, l'application des règles actuelles ou la défense des traditions rurales.

Chiffres clés

Vente de chiens et chats en animalerieinterdite depuis le 1er janvier 2024Source · loi du 30 novembre 2021
Animaux sauvages dans les cirques itinérantsinterdits à partir de 2028, spectacles de cétacés dès 2026Source · loi du 30 novembre 2021
Sévices graves ayant entraîné la mortjusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amendeSource · loi du 30 novembre 2021
Abandons de chiens et chatsentre 281 000 et 398 000 selon la méthode de calculSource · 2025
Abattoirs en Franceprès de 265 abattoirs de boucherie et 700 abattoirs de volailles et lapinsSource · 2019

La loi aujourd'hui

L'animal est reconnu comme « être vivant doué de sensibilité » par le Code civil depuis 2015. La loi du 30 novembre 2021 contre la maltraitance animale impose un certificat d'engagement avant tout achat, interdit la vente de chiens et chats en animalerie depuis 2024, les spectacles de cétacés dès 2026 et les animaux sauvages dans les cirques itinérants en 2028, et porte les peines pour sévices à 5 ans de prison. La chasse et la corrida restent légales, la corrida étant tolérée dans les régions de tradition.

Ce qui a changé depuis 2022

L'essentiel de la loi de 2021 est entré en application au fil du quinquennat. Les propositions d'interdire la corrida (2022) ou d'instaurer un jour sans chasse ont été rejetées à l'Assemblée. Le débat porte désormais sur l'élevage en cage, la fin de l'élimination des poussins mâles et le bien-être dans les abattoirs, ainsi que sur l'abandon, qui reste massif.

Où se placent les candidats

Fin de l'élevage intensif, de la chasse et de la corrida

  • Jean-Luc Mélenchon : Interdire les fermes-usines, les élevages à fourrure, la chasse à courre, le déterrage et les combats de coqs.
  • Marine Tondelier : Veut interdire les fermes-usines et l'élevage en cage, ainsi que la corrida, les combats de coqs et le gavage.
  • Delphine Batho : Ministre de l'Écologie, elle a refusé en mars 2013 de demander à l'Union européenne une dérogation pour la chasse à la matole, piégeage traditionnel de l'ortolan dans les Landes.

Interdire les pires pratiques, contrôler davantage

  • François Ruffin : Cosignataire de la proposition de loi d'abolition de la corrida (octobre 2022) et critique de l'élevage intensif.
  • Raphaël Glucksmann : Porter au niveau européen la disparition par étape de l'élevage en cage, l'interdiction de l'élevage pour la fourrure et le renforcement des règles sur le transport (Acte un, juin 2025).
  • Olivier Faure : Interdire l'abattage sans étourdissement préalable, encadrer la chasse et créer une autorité indépendante disposant d'un droit de visite inopinée dans les élevages et les abattoirs.

Appliquer les règles actuelles

Défendre la chasse et les traditions rurales

  • Fabien Roussel : A annoncé qu'il voterait contre l'interdiction de la corrida (2022).
  • Jordan Bardella : Refuse d'interdire la corrida au nom des traditions régionales, propose seulement de l'interdire aux mineurs (2022).

Aucune nouvelle contrainte sur l'élevage et la chasse

  • Bruno Retailleau : Sur la corrida : « nos traditions doivent résister à l'écototalitarisme » (novembre 2022).

Présidentielle 2027

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