Mis à jour le . Positions résumées à la main depuis les programmes et déclarations publiques. Méthodologie
En bref
La suppression de la redevance en 2022 a relancé le débat sur l'audiovisuel public et son financement. Les candidats vont de son renforcement avec une lutte contre la concentration des médias à sa privatisation, en passant par la garantie de son indépendance, le maintien du cadre actuel ou la réduction de son budget et le regroupement des chaînes.
Chiffres clés
Budget du ministère de la Culture
4,45 milliards d'euros de crédits budgétaires, plus 4,03 milliards pour l'audiovisuel publicSource · 2025
Redevance audiovisuelle
supprimée par l'article 6 de la loi de finances rectificative pour 2022Source · loi du 16 août 2022
Pass Culture
150 euros à 18 ans (contre 300 auparavant) et 50 euros à 17 ansSource · décret du 27 février 2025, en vigueur au 1er mars 2025
Budget du pass Culture
244 millions d'euros pour la part individuelle et 80 millions pour la part collectiveSource · Cour des comptes, décembre 2024
Jeunes inscrits au pass Culture
4,2 millions depuis 2019, 84 % des jeunes de 18 ans utilisateursSource · août 2024
La loi aujourd'hui
L'audiovisuel public (France Télévisions, Radio France, France Médias Monde, INA) n'est plus financé par la redevance, supprimée par la loi de finances rectificative du 16 août 2022, mais par une dotation de l'État, soit 4,03 milliards d'euros en 2025. L'Arcom régule les médias et le pluralisme. Le pass Culture, réformé par le décret du 27 février 2025, donne 150 euros à 18 ans et 50 euros à 17 ans.
Ce qui a changé depuis 2022
La redevance audiovisuelle a été supprimée dès l'été 2022. Le projet de holding « France Médias » réunissant les sociétés de l'audiovisuel public a été porté par Rachida Dati mais plusieurs fois interrompu par les crises politiques. En décembre 2024, la Cour des comptes a critiqué le coût du pass Culture, dont la part individuelle était passée de 93 millions d'euros en 2021 à 244 millions en 2024, avant son recentrage en 2025.
Jean-Luc Mélenchon : Loi anti-concentration dans les médias, présidents de France Télévisions et Radio France élus par le Parlement, conseil de déontologie citoyen.
François Ruffin : A voté contre la fusion de l'audiovisuel public (30 juin 2025) et promet que « CNews sera fermée » (meeting du 5 mai 2026).
Marine Tondelier : Propose une loi anti-concentration sur le modèle norvégien, interdisant à un même groupe de détenir plus de deux titres de presse nationale.
Fabien Roussel : Financement pérenne et renforcé de l'audiovisuel public, loi contre les concentrations dans la presse et les médias.
Raphaël Glucksmann : Réformer la loi de 1986 pour limiter la concentration des médias et renforcer le service public de l'audiovisuel par un financement stable (Acte un, juin 2025).
Olivier Faure : Porter le budget de la culture et de l'information à 2 % en sanctuarisant le financement de l'audiovisuel public, et instaurer un seuil anti-concentration unique pour les médias.
Bruno Retailleau : C8 et CNews « participent au pluralisme » (2023) ; rabot supplémentaire de 30 millions sur l'audiovisuel public dans le budget 2026.
Marine Le Pen : Privatisation de l'audiovisuel public et suppression de la redevance, déjà au programme de 2022 et répétée par le RN depuis.
Jordan Bardella : « 4 milliards d'euros engloutis par l'audiovisuel public. Nous le privatiserons » (meeting de Bordeaux, 14 septembre 2025).
Éric Zemmour : Son programme de 2022 prévoit de privatiser les chaînes généralistes et d'information de l'audiovisuel public, dont France 2 et France Inter.
Présidentielle 2027
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