Mis à jour le . Positions résumées à la main depuis les programmes et déclarations publiques. Méthodologie
En bref
Qui décide : l'État central ou les régions, départements et communes ? Le débat oppose un État fort qui reprend la main sur les services publics, le maintien de l'équilibre actuel, davantage de pouvoir aux collectivités locales, et une large autonomie des territoires. La recentralisation de certains services est une position intermédiaire.
Chiffres clés
Communes et intercommunalités
34 875 communes et 1 254 groupements à fiscalité propreSource · 1er janvier 2025
Dotation globale de fonctionnement
27,4 milliards d'euros, soit en moyenne 14 % du budget des communesSource · 2026
Dépenses de fonctionnement des communes
83 milliards d'euros, le secteur communal pesant 54 % des dépenses localesSource · 2024
Aide sociale des départements
20,2 milliards d'euros de dépenses brutes pour les personnes âgées ou handicapéesSource · 2024
La loi aujourd'hui
La France compte trois niveaux de collectivités (communes, départements, régions) plus les intercommunalités, dont les compétences sont fixées par les lois de décentralisation de 1982, 2004 et 2015 (loi NOTRe). La loi 3DS du 21 février 2022 (différenciation, décentralisation, déconcentration) a ouvert des adaptations locales limitées. La Corse est une collectivité à statut particulier depuis 2018 ; un projet de loi constitutionnelle sur son autonomie est en discussion. La Nouvelle-Calédonie reste régie par l'accord de Nouméa de 1998 et le titre XIII de la Constitution.
Ce qui a changé depuis 2022
L'accord de Bougival sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie a été signé le 12 juillet 2025, rejeté par le FLNKS le 13 août 2025, puis complété par l'accord Élysée-Oudinot du 19 janvier 2026 ; un projet de loi constitutionnelle a été présenté en Conseil des ministres le 14 octobre 2025 et les élections provinciales ont été reportées par la loi organique du 6 novembre 2025. Pour la Corse, le président a annoncé le 28 septembre 2023 une autonomie « dans la République » et un projet de révision constitutionnelle a été déposé. La Polynésie française a vu son statut actualisé par la loi organique du 7 janvier 2026. Les finances locales ont été mises à contribution dans les budgets 2025 et 2026.
Jean-Luc Mélenchon : Veut abroger la loi NOTRe, supprimer les mégarégions et les métropoles, et revenir sur l’appartenance obligatoire des communes à une intercommunalité.
Marine Tondelier : Propose un nouveau pacte entre l'État et les collectivités qui élargit les compétences des régions et des communes et met fin à la recentralisation.
Delphine Batho : Veut libérer la capacité d'agir et d'investir des communes, aujourd'hui étouffée par la dépendance aux subventions de l'État.
Fabien Roussel : Veut rétablir la clause de compétence générale pour toutes les collectivités et « démétropoliser » la France, avec une DGF indexée sur l’inflation.
Raphaël Glucksmann : Veut lancer une grande convention citoyenne de la décentralisation et renforcer le pouvoir fiscal des collectivités.
Olivier Faure : Engager un nouvel acte de décentralisation : autonomie fiscale des collectivités par une contribution territoriale universelle et extension des pouvoirs réglementaires des exécutifs locaux.
Karim Bouamrane : Une France qui fait confiance à ses maires et aux acteurs locaux.
Bernard Cazeneuve : Juge la France trop centralisée et veut une refonte majeure pour confier aux territoires une part significative des décisions qui les concernent.
Dominique de Villepin : Veut faire de la métropole la cheffe de file des politiques de la ville et verser aux maires une dotation de sécurité locale pour leur police municipale.
Édouard Philippe : Veut un nouvel acte de décentralisation qui clarifie le millefeuille et répartisse mieux les compétences, l'État restant recentré sur le régalien.
Nicolas Dupont-Aignan : Veut abroger la loi NOTRe, supprimer les régions actuelles en transférant leurs compétences aux départements, et interdire les fusions forcées d’intercommunalités.
Marine Le Pen : Réserve la clause de compétence générale aux seules communes, rend l’urbanisme aux maires et veut un partage de la fiscalité entre l’État et les collectivités, compensé à l’euro près.
Jordan Bardella : Il ne s’est jamais exprimé sur l’organisation territoriale : sa fiche reprend donc le programme du RN, qui réserve la clause de compétence générale aux communes.
Éric Zemmour : Veut « redonner la primauté aux communes et aux départements sur les autres collectivités » et rendre des compétences régionales aux départements.
Gabriel Attal : Annonce « la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958 », un « fédéralisme à la française » soumis à référendum, pour faire du maire l’élu le plus puissant de France.
Xavier Bertrand : La « république des territoires » : réforme constitutionnelle permettant d'adapter les lois localement (Nous France, 2021).
Bruno Retailleau : Co-auteur de la proposition de loi constitutionnelle « pour le plein exercice des libertés locales », adoptée par le Sénat : pouvoir réglementaire local, droit à la différenciation et autonomie financière garantie.
David Lisnard : Président de l'AMF : la décentralisation est le cœur de tout son projet.
Présidentielle 2027
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