Mis à jour le . Positions résumées à la main depuis les programmes et déclarations publiques. Méthodologie
En bref
La dépense publique française représente environ 57 % du PIB, l'un des niveaux les plus élevés d'Europe. Le débat porte sur son volume : certains candidats veulent dépenser davantage pour les services publics, quitte à emprunter, d'autres veulent la réduire fortement pour baisser les impôts et le déficit. Entre les deux, plusieurs défendent le niveau actuel.
Le budget de l'État est voté chaque année dans la loi de finances, celui de la Sécurité sociale dans la loi de financement de la Sécurité sociale. La France est sous procédure européenne pour déficit excessif depuis juillet 2024 et doit ramener son déficit sous 3 % du PIB d'ici 2029. La Cour des comptes juge en février 2026 que la baisse du déficit reste trop lente pour stabiliser la dette.
Ce qui a changé depuis 2022
Après le « quoi qu'il en coûte » du Covid et les boucliers tarifaires sur l'énergie de 2022 et 2023, le déficit a dérapé à 5,8 % du PIB en 2024. Le budget 2025 n'a été adopté qu'en février 2025 après la censure du gouvernement Barnier. Le budget 2026 a combiné hausses de prélèvements et gel de certaines dépenses, et la dépense publique a ralenti à +2,5 % en 2025.
François Ruffin : Défend un État qui investit dans les services publics et les territoires délaissés.
Marine Tondelier : Défend un grand plan d'investissement public dans la transition, financé par la fiscalité sur les plus riches.
Delphine Batho : Dénonce « l'austérité qui ne dit pas son nom » et demande des aides publiques d'urgence.
Raphaël Glucksmann : Social-démocrate assumé : investissement public oui, mais dans le sérieux budgétaire européen.
Ségolène Royal : Défend les services publics et le pouvoir d'achat, dans une tradition socialiste classique.
Olivier Faure : Refaire de la proximité des services publics une priorité, avec un nombre minimal de services garanti par bassin de population, et réinvestir dans les fonctions vitales que sont la santé, l'éducation, le logement et la mobilité.
Gabriel Attal : Assume la maîtrise de la dépense : année blanche sur les prestations en 2028, hors petites retraites.
Xavier Bertrand : Droite sociale : refus de l'austérité brutale comme de la dépense sans compter.
Marine Le Pen : Annonce 125 milliards d'euros d'économies et un État qui « doit réduire drastiquement sa dépense », sans couper dans les prestations : des économies présentées comme indolores, sur la fraude, l'immigration et l'Europe.
Jordan Bardella : Porte le même programme que Marine Le Pen, avec un accent plus libéral sur l'entreprise.