Mis à jour le . Positions résumées à la main depuis les programmes et déclarations publiques. Méthodologie
En bref
La France s'est engagée à réduire ses émissions de 55 % d'ici 2030. Le débat porte sur l'effort à fournir : planification écologique contraignante, investissement massif dans la transition, poursuite de la trajectoire actuelle, rythme plus lent pour ne pas pénaliser les ménages, ou allègement des normes au nom d'autres priorités.
La loi énergie-climat de 2019 fixe la neutralité carbone en 2050 et la loi Climat et résilience de 2021 en décline les mesures (rénovation, ZFE, artificialisation). La troisième stratégie nationale bas carbone (SNBC 3) vise -50 % d'émissions en 2030 par rapport à 1990. Le Haut Conseil pour le climat, dans son rapport 2026, juge le rythme de baisse insuffisant.
Ce qui a changé depuis 2022
Un secrétariat général à la planification écologique a été créé en 2022 et un plan d'adaptation adopté en 2025. Les émissions ont baissé de 5,8 % en 2023 puis beaucoup plus lentement en 2024 et 2025. Plusieurs mesures ont été assouplies ou reportées sous la pression des agriculteurs et des automobilistes : ZFE, zéro artificialisation nette, pesticides avec la loi Duplomb.
Jean-Luc Mélenchon : Fait de la planification écologique et de la règle verte le cœur du programme.
Marine Tondelier : Porte une planification écologique contraignante : rénovation, sortie des pesticides, ferroviaire.
Delphine Batho : La décroissance choisie assumée comme projet de société : rupture avec la croissance du PIB et sortie complète des énergies fossiles.
Olivier Faure : Planification contraignante : des lettres de plafond écologique fixant à chaque ministère des objectifs climatiques opposables, conditionnant les arbitrages budgétaires, et la reconnaissance du crime d'écocide.
Édouard Philippe : Une « politique de sécurité climatique » tournée vers l'adaptation, 2 milliards d'euros par an, et « on ne réussira pas l'adaptation climatique sans l'économie de marché ».
Bruno Retailleau : Dénonce l'« écologie punitive » et veut alléger les normes environnementales.
Jordan Bardella : Dénonce l'« écologie punitive », veut un moratoire sur l'éolien.
Marine Le Pen : Veut supprimer le zéro artificialisation nette et la RE 2020, rendre le DPE facultatif et remplacer MaPrimeRénov’ par un prêt à taux zéro.