Mis à jour le . Positions résumées à la main depuis les programmes et déclarations publiques. Méthodologie
En bref
L'école française recule dans les classements internationaux et manque d'enseignants dans plusieurs académies. Les candidats divergent sur la réponse : moins d'élèves par classe et mixité sociale imposée, plus de moyens et de liberté pédagogique, retour aux fondamentaux et à l'autorité, ou autonomie des établissements, sélection et chèque éducation.
L'école est obligatoire de 3 à 16 ans, la formation jusqu'à 18 ans. Les programmes sont nationaux, fixés par le ministère après avis du Conseil supérieur des programmes. Les groupes de niveau en français et mathématiques au collège, mesure phare du « choc des savoirs » de 2024, sont devenus facultatifs par décret en mars 2026.
Ce qui a changé depuis 2022
Le « pacte enseignant » de 2023 a ajouté des missions rémunérées et le salaire des débutants a été porté à environ 2 100 euros net. Le « choc des savoirs » lancé par Gabriel Attal fin 2023 (groupes de niveau, brevet exigé pour le lycée, classes prépa-seconde) a été largement défait en 2025 et 2026. La baisse démographique fait perdre environ 100 000 élèves par an et pose la question des fermetures de classes.
Jean-Luc Mélenchon : « Imposer la mixité sociale » dans les établissements, titularisation des contractuels et fin des suppressions de postes (L'Avenir en commun).
Olivier Faure : Ramener les classes à 19 élèves au maximum et imposer la mixité sociale, y compris dans le privé sous contrat, en conditionnant les contrats d'association à des objectifs de mixité.
Marine Tondelier : Veut ramener les classes à 19 élèves en 2032, 12 en éducation prioritaire, et augmenter le nombre d'enseignants et de personnels éducatifs.
Fabien Roussel : 90 000 recrutements dans l'Éducation nationale et refus d'une école « à la carte » (2022).
Raphaël Glucksmann : Plan de sauvetage de l'école sur cinq ans : hausse des salaires des enseignants, classes réduites au primaire, rénovation du bâti (24 août 2026).
Karim Bouamrane : Son manifeste promet un accès égal à l'excellence scolaire pour chaque enfant, en zone rurale comme en quartier populaire, et une école adaptée aux changements du siècle.
Bernard Cazeneuve : Défend un retour à la transmission des savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter) et à la civilité de l'école, en évoquant la mémoire de Samuel Paty et Dominique Bernard (Lettre aux Français, juillet 2026).
Gabriel Attal : Marqueur personnel : uniforme expérimenté, groupes de niveau, autorité à l'école.
Édouard Philippe : Refonte « massive » de l'école (juillet 2026) : soutien scolaire universel avec assistant IA et brigades d'enseignants, autonomie accrue des établissements.
Bruno Retailleau : Cosignataire de la proposition de loi sénatoriale pour l'uniforme obligatoire à l'école (2023) ; contre l'éducation à la sexualité version « théorie du genre ».
Nicolas Dupont-Aignan : Retour aux savoirs fondamentaux et hausse des heures de français, restauration de l'autorité de l'enseignant, retour de la note chiffrée et exclusion simplifiée des élèves violents.
Marine Le Pen : Retour du français, des mathématiques et de l'histoire au coeur des programmes, uniforme au primaire et au collège, revalorisation des enseignants.
David Lisnard : Défend une « révolution de l'école » : mérite, apprentissage massif, autonomie des établissements.
Éric Zemmour : Son programme de 2022 prévoit la fin du collège unique par des classes de niveaux, des classes d'excellence, un baccalauréat plus sélectif et le rétablissement de la discipline.
Présidentielle 2027
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