Mis à jour le . Positions résumées à la main depuis les programmes et déclarations publiques. Méthodologie
En bref
La France compte près de 5,9 millions d'agents publics. Le sujet oppose ceux qui veulent recruter massivement et revaloriser les salaires, ceux qui ciblent l'école, l'hôpital et la justice, ceux qui gardent les effectifs actuels, et ceux qui veulent ne pas remplacer tous les départs à la retraite ou supprimer des postes et revoir le statut.
Chiffres clés
Effectifs de la fonction publique
5,9 millions d'agents fin 2024, en hausse de 32 800 (+0,6 %)Source · 31 décembre 2024
Répartition des agents publics
2,6 millions dans l'État (44 %), 2 millions dans la territoriale (34 %), 1,2 million dans l'hospitalière (21 %)Source · rapport annuel DGAFP, édition 2025
Part des contractuels
23 % dans l'État, 26 % dans la territoriale, 21 % dans l'hospitalièreSource · rapport annuel DGAFP, édition 2025
Salaire net moyen d'un agent public
2 652 euros par mois, 2 552 euros pour les femmes contre 2 834 pour les hommesSource · rapport annuel DGAFP, édition 2025
Arrêt maladie des agents publics
90 % du traitement pendant 3 mois, puis 50 % pendant 9 mois, avec un jour de carenceSource · depuis le 1er mars 2025
La loi aujourd'hui
Les agents publics relèvent du Code général de la fonction publique, créé par l'ordonnance du 24 novembre 2021, qui réunit les statuts de l'État, des collectivités et des hôpitaux. La loi de transformation de 2019 a élargi le recours aux contractuels et créé la rupture conventionnelle. Depuis le 1er mars 2025, les arrêts maladie sont rémunérés à 90 % du traitement les trois premiers mois, puis à 50 % pendant neuf mois, avec un jour de carence.
Ce qui a changé depuis 2022
Les effectifs ont continué de monter : 5,9 millions d'agents fin 2024, après une hausse de 1,1 % en 2023 et de 0,6 % en 2024. Cette croissance vient entièrement des contractuels (+4,9 % en 2023, +2,6 % en 2024), alors que le nombre de fonctionnaires et militaires est stable. Les budgets 2025 et 2026 ont réduit la rémunération des arrêts maladie et supprimé des postes dans plusieurs ministères. Le projet de loi sur la fonction publique annoncé en 2024 a été abandonné avec la dissolution.
Marine Tondelier : Prévoit 9 000 postes de magistrats sur dix ans, 10 000 postes de greffiers et 7 000 attachés de justice, ainsi que des recrutements à l'hôpital public et à l'école.
Raphaël Glucksmann : Revaloriser « substantiellement » les enseignants et augmenter les effectifs en réduisant l'administratif ; plan de recrutement pluriannuel de soignants (mai 2026).
Olivier Faure : Revaloriser les métiers de la fonction publique, lutter contre la précarité par un plan de titularisation des agents contractuels sur besoins permanents et refaire du statut de fonctionnaire la norme.
Bernard Cazeneuve : Défend les fonctionnaires face aux accusations de privilège, sans remettre en cause le niveau des effectifs publics (La Convention, septembre 2023).
Marine Le Pen : Pas d'embauches massives : réduction de l'administratif et redéploiement des agents vers le terrain (22 mesures, 2022).
Bruno Retailleau : Réduction des effectifs publics au coeur du projet économique LR, en « rupture avec le modèle social-étatiste » (janvier 2026).
Éric Zemmour : Son programme de 2022 prévoit un audit de la Cour des comptes pour réduire la dépense publique et le retour à trois jours de carence pour les arrêts maladie des agents publics.
Présidentielle 2027
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