Mis à jour le . Positions résumées à la main depuis les programmes et déclarations publiques. Méthodologie
En bref
Guerre en Ukraine, relation avec les États-Unis, OTAN, réarmement : la défense et les alliances pèsent dans la campagne. Les candidats vont du non-alignement et de la sortie de l'OTAN à un atlantisme assumé avec réarmement fort, en passant par la continuité, une défense européenne renforcée et le soutien à l'Ukraine.
Chiffres clés
Budget de la défense
57,15 milliards d'euros pour la mission Défense hors pensions, 68,4 milliards pour le ministère (+6,7 milliards sur un an)Source · projet de loi de finances 2026
Loi de programmation militaire 2024-2030
413 milliards d'euros, plus 36 milliards ajoutés pour 2026-2030Source · 2025
Soutien à l'Ukraine dans la LPM
1,2 milliard d'euros de financement interministériel prévu par la loi de programmation militaireSource · LPM 2024-2030
Objectif OTAN
3,5 % du PIB en 2035, soit environ 140 milliards d'eurosSource · sommet de 2025
La loi aujourd'hui
La loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit 413 milliards d'euros, un tiers de plus que la précédente, actualisée en 2025 avec 36 milliards supplémentaires. La France est membre du commandement intégré de l'OTAN depuis 2009 et s'est engagée avec ses alliés sur 3,5 % du PIB de dépenses militaires en 2035. La dissuasion nucléaire reste le socle de la doctrine.
Ce qui a changé depuis 2022
L'invasion de l'Ukraine a fait passer la France en « économie de guerre » : commandes de munitions et de canons Caesar, aide militaire de plusieurs milliards, envoi d'instructeurs. Le retour de Donald Trump en 2025 et son désengagement d'Europe ont poussé Paris à proposer un débat sur la dissuasion élargie. Le budget des armées augmente chaque année depuis 2024, avec une hausse de 6,7 milliards d'euros entre 2025 et 2026.
Marine Tondelier : Soutient l'Ukraine et une défense européenne, dans une culture de désarmement nucléaire.
Delphine Batho : Soutien indéfectible à la résistance ukrainienne, aide militaire et défense européenne renforcée.
Olivier Faure : Soutenir la résistance ukrainienne et financer l'aide par la saisie des avoirs russes immobilisés, en renforçant le pilier européen de l'OTAN vers l'intégration des armées européennes.
Karim Bouamrane : Veut augmenter l'effort de défense, une dissuasion crédible et des moyens pour les soldats.
Bernard Cazeneuve : Atlantiste modéré, soutien à l'Ukraine dans le cadre européen.
Xavier Bertrand : Soutien à l'Ukraine, atlantisme classique de la droite de gouvernement.
Bruno Retailleau : Atlantiste prudent, priorité au réarmement national.
David Lisnard : Atlantisme classique, priorité au réarmement.