Pouvoir d'achat

Comment faire face aux prix ?

Mis à jour le . Positions résumées à la main depuis les programmes et déclarations publiques. Méthodologie

En bref

Après l'inflation de 2022 et 2023, le pouvoir d'achat reste la première préoccupation des Français. Les réponses proposées vont du blocage des prix et de l'indexation des salaires à une forte hausse du SMIC, des aides ciblées, la baisse des charges pour augmenter le salaire net, ou l'absence d'intervention de l'État.

Chiffres clés

Inflation annuelle+5,2 % en 2022, +4,9 % en 2023, +2,0 % en 2024, +0,9 % en 2025Source · 2022 à 2025
SMIC horaire brut12,02 euros (1 823,03 euros bruts par mois), contre 10,57 euros au 1er janvier 2022Source · 1er janvier 2026
Boucliers énergétiques26,3 milliards d'euros de coût total, 20,4 milliards de coût net pour l'ÉtatSource · 2021 à 2024
Salaires horaires+1,9 % sur un an, coût horaire du travail +2,3 %Source · 1er trimestre 2026

La loi aujourd'hui

Le SMIC est revalorisé automatiquement chaque 1er janvier selon l'inflation et le salaire ouvrier, plus en cours d'année si l'inflation dépasse 2 % ; il est à 12,02 euros bruts de l'heure depuis le 1er janvier 2026. La prime de partage de la valeur créée par la loi du 16 août 2022 remplace la prime Macron et reste en vigueur, avec des exonérations recentrées depuis 2024. Le bouclier tarifaire sur l'électricité et le gaz est terminé : les tarifs réglementés ont été remis en place progressivement entre 2023 et février 2025.

Ce qui a changé depuis 2022

Face à une inflation de 5,2 % en 2022 et 4,9 % en 2023, la loi du 16 août 2022 sur le pouvoir d'achat a revalorisé de 4 % les retraites et prestations et triplé le plafond de la prime Macron (devenue prime de partage de la valeur), tandis que la loi de finances rectificative du même jour supprimait la redevance audiovisuelle. Les boucliers tarifaires énergie ont coûté 26,3 milliards d'euros au total, soit 20,4 milliards nets pour l'État entre 2021 et 2024, puis ont été retirés. L'inflation est retombée à 2,0 % en 2024 et 0,9 % en 2025, tandis que le SMIC est passé de 10,57 à 12,02 euros de l'heure entre 2022 et 2026.

Où se placent les candidats

Bloquer les prix, indexer les salaires sur l'inflation

  • Nathalie Arthaud : Réclame une augmentation générale des salaires, des pensions et des allocations, indexée sur la hausse réelle des prix constatée.
  • Jean-Luc Mélenchon : SMIC à 1 600 euros nets, blocage des prix des produits de première nécessité et TVA à 0 % sur ces produits (programme du Nouveau Front populaire, 2024).
  • François Ruffin : SMIC à 1 700 euros nets, et « une indexation des salaires sur l'inflation » avec « une marge raisonnable » pour les entreprises (22 septembre 2026).
  • Fabien Roussel : SMIC à 1 700 euros nets, hausse de 5 % de tous les salaires et retour de l'échelle mobile, qui indexe automatiquement les salaires sur les prix (université d'été du PCF, 22 août 2026).

Forte hausse du SMIC et des minima

  • Marine Tondelier : Propose de porter le salaire minimum à 2 000 euros brut par mois dès 2027 et d'indexer le point d'indice des fonctionnaires sur l'inflation.
  • Ségolène Royal : Proposait en 2007 une hausse du SMIC de 5 % par an pour le porter à 1 500 euros bruts en cinq ans.
  • Olivier Faure : Réhausser le SMIC à 1 690 euros net et ouvrir une conférence sociale pour augmenter les salaires au-dessus du SMIC.

Aides ciblées quand les prix flambent

  • Delphine Batho : Aides d'urgence ciblées et automatiques, gratuité des transports, plutôt qu'un blocage des prix.
  • Raphaël Glucksmann : Face à la flambée du carburant, veut « multiplier par trois » le chèque carburant, payé par une « taxation des superprofits » (21 septembre 2026).
  • Bernard Cazeneuve : Refuse toute mesure unique sur le pouvoir d'achat et prône une reconstruction progressive par plusieurs leviers (salaires, loyers, énergie, fiscalité) plutôt qu'un plan de blocage (Lettre aux Français, juillet 2026).
  • Gabriel Attal : Contre une baisse des taxes sur le carburant, « ni possible, à mon sens, ni souhaitable » : il veut « accompagner les Français de manière ciblée » (21 septembre 2026).
  • Marine Le Pen : Baisse de la TVA de 20 % à 5,5 % sur l'énergie et les carburants, mais refus d'un coup de pouce au SMIC, qui ferait « une hausse des charges » insupportable pour les petites entreprises (juin 2024).
  • Jordan Bardella : « Si j'arrive au pouvoir, je mets la TVA à 0 % sur les produits de première nécessité » (11 décembre 2025), plus la TVA à 5,5 % sur l'énergie.

Baisser les charges pour augmenter le salaire net

  • Édouard Philippe : Pas de coup de pouce au SMIC au-delà de la revalorisation légale (décembre 2019) ; privilégie la baisse des charges et « travailler plus longtemps dans la semaine » (2025).
  • Bruno Retailleau : Les heures au-delà de 1 607 par an à « zéro cotisation et zéro impôt », soit jusqu'à 230 euros nets par mois (janvier 2026).
  • David Lisnard : Suppression des charges au niveau du SMIC plutôt qu'une hausse du SMIC.
  • Nicolas Dupont-Aignan : Propose une hausse de 8 % des salaires jusqu'à 3 SMIC par une réduction des cotisations salariales, sans alourdir le coût du travail pour les entreprises.
  • Éric Zemmour : Son programme de 2022 prévoit de baisser la CSG sur les salaires modestes et d'exonérer d'impôt et de charges les heures supplémentaires, selon le principe « travailler plus pour gagner plus ».

Présidentielle 2027

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