Mis à jour le . Positions résumées à la main depuis les programmes et déclarations publiques. Méthodologie
En bref
La réforme de 2023 fait passer l'âge légal de départ de 62 à 64 ans d'ici 2030. C'est l'un des sujets les plus clivants de la campagne : certains candidats veulent revenir à 62 ou 60 ans, d'autres garder 64 ans, d'autres encore repousser vers 65 ou 67 ans et développer la retraite par capitalisation.
Chiffres clés
Âge légal de départ
64 ans pour les personnes nées à partir du 1er janvier 1969, après le décalage d'une générationSource · 2026
Décret de suspension
décret n° 2026-344 du 7 mai 2026, applicable aux pensions prenant effet à partir du 1er septembre 2026Source · 8 mai 2026
Dépenses de retraite
422 milliards d'euros, soit 14,1 % du PIBSource · 2025
Solde du système de retraite projeté
-2,4 points de PIB en 2070, contre -0,2 point (5,1 milliards d'euros) en 2025Source · rapport annuel COR, juin 2026
Âge moyen de départ à la retraite
63,1 ans en 2025, 64,6 ans en 2070Source · rapport annuel COR, juin 2026
La loi aujourd'hui
La loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 relève l'âge légal de 62 à 64 ans par paliers de trois mois par génération et accélère le passage à 43 annuités. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 suspend la montée en charge de cette réforme pour la génération 1964 et pour les assurés nés entre le 1er janvier et le 31 mars 1965, avant qu'elle ne reprenne pour les générations suivantes. Le décret d'application a été publié au Journal officiel le 8 mai 2026 et s'applique aux pensions prenant effet à partir du 1er septembre 2026.
Ce qui a changé depuis 2022
La réforme des retraites de 2023, adoptée par 49.3 après plusieurs mois de grèves, a été le grand conflit social du quinquennat. En 2025, un « conclave » entre partenaires sociaux n'a pas abouti à un accord. À l'automne 2025, le gouvernement Lecornu a accepté de suspendre la réforme jusqu'à la présidentielle pour obtenir un budget, ce que le Parlement a voté dans la LFSS 2026.
Bernard Cazeneuve : Propose de renégocier la durée de cotisation sur la base des accords de 2014, et de réparer la pénibilité (lettre aux Français, 2026).
Gabriel Attal : Qualifie la réforme de 2023 de « brutale » et « inefficace », veut une refonte par la capitalisation collective et le travail des seniors.
Xavier Bertrand : Défend le travail comme valeur centrale, sans revenir sur l'âge légal.
Éric Zemmour : Défendait 64 ans en 2022, assume l'allongement de la durée de travail.
Édouard Philippe : Assume que « nous allons tous devoir travailler un peu plus longtemps », jusqu'à 67 ans selon les métiers.
Bruno Retailleau : « L'âge minimal de départ, c'est 63 ans », avec une décote, un taux plein automatique à 65 ans qui suivra l'espérance de vie, et de la capitalisation pour « 25 à 30% des retraites des jeunes » (LCI, 22 septembre 2026).
David Lisnard : Assume l'allongement du travail dans une logique de responsabilité individuelle.
Présidentielle 2027
Et vous, où vous placez-vous sur retraites ?
5 minutes, gratuit, sans compte. Vos réponses restent chez vous.