Mis à jour le . Positions résumées à la main depuis les programmes et déclarations publiques. Méthodologie
En bref
Hôpitaux sous tension, déserts médicaux, dépassements d'honoraires : le système de santé est au coeur de la campagne. Les positions vont d'un grand service public excluant le privé lucratif à une ouverture plus large au secteur privé et aux complémentaires, en passant par plus de moyens pour l'hôpital ou la poursuite des réformes en cours.
237 214, dont 100 019 généralistesSource · 1er janvier 2025
La loi aujourd'hui
L'installation des médecins libéraux reste libre : la proposition de loi Garot, qui la soumettrait à une autorisation de l'ARS, a été votée à l'Assemblée le 7 mai 2025 mais n'a pas achevé son parcours au Sénat. Le numerus clausus a été supprimé en 2020 au profit d'objectifs fixés par les universités, sans effet sur la démographie médicale avant 2030 environ. Chaque année, la loi de financement de la Sécurité sociale fixe l'ONDAM, 270,4 milliards d'euros en 2026.
Ce qui a changé depuis 2022
Le Ségur de la santé (2020) a revalorisé les salaires hospitaliers, mais la crise des urgences et des lits fermés s'est poursuivie. Depuis 2023, les infirmiers et pharmaciens ont obtenu de nouvelles compétences (prescription, vaccination) et la « quatrième année » d'internat de médecine générale a été créée. Les franchises médicales ont doublé en 2024 et le débat sur la régulation de l'installation a divisé l'Assemblée en 2025.
Nathalie Arthaud : Réclame la réouverture des maternités, cliniques et centres de santé fermés et des embauches massives à l'hôpital, financées par les profits des grands groupes plutôt que par l'austérité.
Jean-Luc Mélenchon : Veut reconstruire l'hôpital public et déconventionner la finance de la santé.
Fabien Roussel : Recruter 100 000 agents dans les hôpitaux publics et rembourser à 100 % les soins prescrits par la Sécu (programme 2022).
Olivier Faure : Créer une « Grande Sécu », mutuelle publique gérée par la Sécurité sociale qui absorbe les complémentaires sur un panier de soins essentiels, et promouvoir l'hôpital public face aux cliniques privées.
François Ruffin : Défend l'hôpital public et les urgences de proximité, thème récurrent de ses mandats.
Marine Tondelier : Prévoit de créer 2 000 nouveaux centres de santé d'ici 2030 et d'augmenter le recrutement de personnel médical et paramédical à l'hôpital public.
Ségolène Royal : Proposait en 2007 des dispensaires et maisons médicales pluridisciplinaires dans les zones sous-médicalisées et un financement pérenne de l'hôpital public sans franchises.
Karim Bouamrane : Accès aux soins partout, lutte contre les déserts médicaux, préparation du vieillissement.
Dominique de Villepin : Défend un « réarmement » de l'hôpital public, l'élargissement des compétences des infirmiers et un bouclier sanitaire limitant le reste à charge des patients (décembre 2025).
Marine Le Pen : Conférence de presse de Fréjus (janvier 2022), redite à Creutzwald le 31 janvier 2026 : suppression des ARS, plafond de 10 % de postes administratifs à l'hôpital et moratoire immédiat sur les fermetures de lits.
Delphine Batho : Se dit prête à voter le budget de la Sécurité sociale 2026 si la hausse des franchises médicales et le gel des pensions en sont retirés, et dénonce le manque de radiologues dans les Deux-Sèvres.
Gabriel Attal : Obligations de garde renforcées pour les médecins libéraux le soir et le week-end, dans un plan d'urgence pour l'accès aux soins (6 avril 2024).
Xavier Bertrand : Ancien ministre de la Santé, défend l'hôpital de proximité et la lutte contre les déserts médicaux.