À Blois, la primaire socialiste avale la rentrée du PS

Aux journées d'été du parti, Raphaël Glucksmann est apparu en favori de la primaire d'octobre, entouré de Boris Vallaud et Carole Delga. Ségolène Royal a redéfendu sa candidature et donné ses priorités, le climat et les violences faites aux enfants. Olivier Faure, attendu comme candidat en septembre, ne s'est pas déclaré.

Aux journées d'été du Parti socialiste, organisées à Blois du 28 au 31 août 2026, Raphaël Glucksmann est apparu en position de favori pour la primaire socialiste d'octobre. Il est arrivé entouré de ses soutiens, dont le président du groupe PS à l'Assemblée Boris Vallaud et la présidente de la région Occitanie Carole Delga.

Ségolène Royal a de son côté redéfendu sa candidature, en encourageant les Français à ne pas se laisser intimider : « Ne les laissez pas vous faire peur. » Elle a mis en avant deux priorités, la lutte contre le dérèglement climatique et la protection des enfants, promettant « zéro tolérance pour les violences faites aux enfants ».

Olivier Faure, premier secrétaire du PS, était attendu comme candidat à cette primaire mais ne s'était pas encore déclaré. La primaire socialiste, ouverte au PS, à Place publique et à la Gauche républicaine et socialiste, est prévue les 9-10 et 16-17 octobre 2026.

Sources

Public Sénat, 29 août 2026 · France 24, Ségolène Royal défend sa candidature

Leurs positions : écologie

Quel effort sur le climat ?

  • Raphaël Glucksmann : Investir massivement dans la transition

    Porte un Green Deal renforcé et une réindustrialisation verte européenne.

  • Ségolène Royal : Investir massivement dans la transition

    Revendique l'écologie « positive » : incitation plutôt que contrainte, héritage COP21.

Le sujet en bref

La France s'est engagée à réduire ses émissions de 55 % d'ici 2030. Le débat porte sur l'effort à fournir : planification écologique contraignante, investissement massif dans la transition, poursuite de la trajectoire actuelle, rythme plus lent pour ne pas pénaliser les ménages, ou allègement des normes au nom d'autres priorités.

Les chiffres clés

  • Émissions de gaz à effet de serre : 363,7 Mt CO2e, en baisse de 1,5 % (2025, source)
  • Rythme nécessaire pour 2030 : environ -5 % par an (2025, source)
  • Objectif SNBC 3 : -50 % d'émissions brutes en 2030 par rapport à 1990 (2026, source)
  • Part de l'électricité bas carbone : plus de 95 % de la production (2025, source)

Ce que dit la loi aujourd'hui

La loi énergie-climat de 2019 fixe la neutralité carbone en 2050 et la loi Climat et résilience de 2021 en décline les mesures (rénovation, ZFE, artificialisation). La troisième stratégie nationale bas carbone (SNBC 3) vise -50 % d'émissions en 2030 par rapport à 1990. Le Haut Conseil pour le climat, dans son rapport 2026, juge le rythme de baisse insuffisant.

Ce qui a changé depuis 2022

Un secrétariat général à la planification écologique a été créé en 2022 et un plan d'adaptation adopté en 2025. Les émissions ont baissé de 5,8 % en 2023 puis beaucoup plus lentement en 2024 et 2025. Plusieurs mesures ont été assouplies ou reportées sous la pression des agriculteurs et des automobilistes : ZFE, zéro artificialisation nette, pesticides avec la loi Duplomb.

Tous les candidats : écologie

Leurs positions : famille et natalité

Faut-il relancer la natalité ?

  • Raphaël Glucksmann : Revaloriser les allocations, ouvrir plus de crèches

    Position estimée, pas encore justifiée par une source.

  • Ségolène Royal : Ne rien changer

    Position estimée, pas encore justifiée par une source.

Le sujet en bref

La natalité française est tombée à 1,56 enfant par femme, son plus bas niveau depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Les candidats se séparent entre des aides universelles avec congé parental long, la revalorisation des allocations et des crèches, le maintien du cadre actuel, l'encouragement de la natalité par des aides aux familles, et une politique nataliste assumée.

Les chiffres clés

  • Naissances : 645 000, au plus bas depuis 1942 (2025, source)
  • Fécondité : 1,56 enfant par femme (2025, source)
  • Solde naturel : -6 000, négatif pour la première fois depuis 1945 (2025, source)
  • Population : 69,1 millions d'habitants (1er janvier 2026, source)

Ce que dit la loi aujourd'hui

Les allocations familiales sont versées à partir du deuxième enfant et modulées selon les revenus depuis 2015. Le congé de paternité est de 28 jours depuis juillet 2021. Depuis le 1er janvier 2025, les communes sont « autorités organisatrices » de l'accueil du jeune enfant et doivent recenser besoins et places de crèche.

Ce qui a changé depuis 2022

Les naissances ont chuté de 726 000 en 2022 à 645 000 en 2025 et le solde naturel est devenu négatif. Emmanuel Macron a appelé en janvier 2024 à un « réarmement démographique » et annoncé un congé de naissance mieux rémunéré mais plus court que le congé parental actuel, inscrit dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Le service public de la petite enfance est entré en vigueur en 2025.

Tous les candidats : famille et natalité

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