Allocution de Macron : Philippe aurait « préféré des décisions », Le Pen voit un pouvoir « à bout de souffle »
Le 18 octobre, Emmanuel Macron dit sa « colère » et sa « honte » après les violences, sans décréter l'état d'urgence. Édouard Philippe aurait « préféré des décisions et des initiatives ». Marine Le Pen décrit un pouvoir « à bout de souffle, épuisé, désorienté ».
Par la rédaction de QuiVoter 2027 · sources citées en bas de page
Le dimanche 18 octobre, Emmanuel Macron s'est adressé aux Français depuis l'Élysée pendant une dizaine de minutes. Il a dit sa « colère » et sa « honte », et attribué les violences à des « factieux issus de groupuscules d'ultragauche, rejoints par de nombreux délinquants ». Il n'a pas annoncé d'état d'urgence. Les préfets pourront interdire « certains rassemblements », les auteurs de dégradations devront payer, et il promet « toute la transparence ». Il a appelé les partis à condamner les violences : le pays « mérite une belle élection présidentielle dans six mois ».
Avant l'allocution, Édouard Philippe avait prévenu sur BFMTV : « Il faut des décisions. S'il se borne à du commentaire, ce serait dangereux. » Après, sur X, il a écrit qu'il aurait « préféré des décisions et des initiatives ». Bruno Retailleau demandait l'état d'urgence « sans délai » et un couvre-feu. Jean-Luc Mélenchon avait prédit sur LCI que le président parlerait « pour nous occuper ».
Selon Euronews, Marine Le Pen a décrit après l'allocution un pouvoir « à bout de souffle, épuisé, désorienté ». Raphaël Glucksmann estime que l'allocution n'a pas répondu aux revendications des manifestants et des lycéens.
Sources
Public Sénat, Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence », 18 octobre 2026 · LCP, Violences du 17 octobre : qui propose quoi sur le maintien de l'ordre ?, 19 octobre 2026 · Euronews via Yahoo Actualités, Manifestations du 17 octobre : les candidats à la présidentielle critiquent la gestion de l'exécutif, 19 octobre 2026






