Arthaud lance sa campagne à la Mutualité et s'en prend à Mélenchon
Nathalie Arthaud a tenu son premier meeting de campagne le 26 septembre à la Mutualité, devant environ un millier de militants. Elle défend un salaire minimum de 2 200 euros net et rejette le vote utile pour Jean-Luc Mélenchon, qu'elle accuse d'aller « dans le sens de Le Pen et de l'extrême droite » sur le nationalisme.
Nathalie Arthaud a tenu son premier meeting de campagne le samedi 26 septembre à la Mutualité, à Paris, devant environ un millier de militants de Lutte ouvrière. Le meeting a été ouvert par une formule qui répondait à la visite du pape le même jour : il était placé « sous l'égide de Léon », « pas du pape Léon XIV, de Léon Trotski ».
Pendant une heure, la candidate a défendu un salaire minimum de 2 200 euros net. Elle a rejeté l'idée d'un vote utile : « il n'y a jamais rien eu de plus utile et de plus efficace que les luttes collectives ». Pour elle, « le véritable pouvoir n'est pas à l'Élysée », et ce qu'elle propose n'est pas un programme électoral mais « un plan de combat ».
Elle s'en est pris à Jean-Luc Mélenchon, qu'elle accuse de ne pas faire avancer la conscience de classe et de jouer sur le nationalisme : « il va même dans le sens de Le Pen et de l'extrême droite ». Enseignante de 56 ans, Nathalie Arthaud se présente pour la quatrième fois, après 0,56 % en 2012, 0,64 % en 2017 et 0,56 % en 2022. Lutte ouvrière prévoit un meeting au Zénith de Paris le 4 avril 2027.
Nathalie Arthaud : Bloquer les prix, indexer les salaires sur l'inflation
Réclame une augmentation générale des salaires, des pensions et des allocations, indexée sur la hausse réelle des prix constatée. Source
Jean-Luc Mélenchon : Bloquer les prix, indexer les salaires sur l'inflation
SMIC à 1 600 euros nets, blocage des prix des produits de première nécessité et TVA à 0 % sur ces produits (programme du Nouveau Front populaire, 2024). Source
Le sujet en bref
Après l'inflation de 2022 et 2023, le pouvoir d'achat reste la première préoccupation des Français. Les réponses proposées vont du blocage des prix et de l'indexation des salaires à une forte hausse du SMIC, des aides ciblées, la baisse des charges pour augmenter le salaire net, ou l'absence d'intervention de l'État.
Les chiffres clés
Inflation annuelle : +5,2 % en 2022, +4,9 % en 2023, +2,0 % en 2024, +0,9 % en 2025 (2022 à 2025, source)
SMIC horaire brut : 12,02 euros (1 823,03 euros bruts par mois), contre 10,57 euros au 1er janvier 2022 (1er janvier 2026, source)
Boucliers énergétiques : 26,3 milliards d'euros de coût total, 20,4 milliards de coût net pour l'État (2021 à 2024, source)
Salaires horaires : +1,9 % sur un an, coût horaire du travail +2,3 % (1er trimestre 2026, source)
Ce que dit la loi aujourd'hui
Le SMIC est revalorisé automatiquement chaque 1er janvier selon l'inflation et le salaire ouvrier, plus en cours d'année si l'inflation dépasse 2 % ; il est à 12,02 euros bruts de l'heure depuis le 1er janvier 2026. La prime de partage de la valeur créée par la loi du 16 août 2022 remplace la prime Macron et reste en vigueur, avec des exonérations recentrées depuis 2024. Le bouclier tarifaire sur l'électricité et le gaz est terminé : les tarifs réglementés ont été remis en place progressivement entre 2023 et février 2025.
Ce qui a changé depuis 2022
Face à une inflation de 5,2 % en 2022 et 4,9 % en 2023, la loi du 16 août 2022 sur le pouvoir d'achat a revalorisé de 4 % les retraites et prestations et triplé le plafond de la prime Macron (devenue prime de partage de la valeur), tandis que la loi de finances rectificative du même jour supprimait la redevance audiovisuelle. Les boucliers tarifaires énergie ont coûté 26,3 milliards d'euros au total, soit 20,4 milliards nets pour l'État entre 2021 et 2024, puis ont été retirés. L'inflation est retombée à 2,0 % en 2024 et 0,9 % en 2025, tandis que le SMIC est passé de 10,57 à 12,02 euros de l'heure entre 2022 et 2026.