Blocus des lycées : Retailleau pose la question de l'interdiction de LFI, Mélenchon le juge « ridicule »
Le 1er octobre, Bruno Retailleau lance dans le débat « la question de l'interdiction de LFI », qu'il accuse d'être derrière les violences dans les lycées. Gabriel Attal et Marine Le Pen accusent aussi les Insoumis. Jean-Luc Mélenchon répond que Retailleau est « ridicule » et dénonce les violences policières.
Le 1er octobre, sur BFMTV et RMC, Bruno Retailleau a accusé La France insoumise d'être derrière les violences des blocus de lycées. « Je pense aujourd'hui qu'il y a une question qui se pose, c'est la question de l'interdiction de LFI », a dit le candidat LR. Il reconnaît que « c'est très difficile en droit, mais je la lance dans le débat public ».
D'autres candidats visent aussi LFI. Sur franceinfo, Gabriel Attal estime que « LFI, par cette instrumentalisation, met en danger les personnels de l'Education nationale, des équipements publics et les jeunes eux-mêmes ». Sur X, Marine Le Pen écrit que « Jean-Luc Mélenchon porte une lourde responsabilité » et parle d'« émeutes organisées par des professionnels et encadrées par des députés de la France insoumise ».
Interrogé par Public Sénat le même jour, Jean-Luc Mélenchon répond : « Il est ridicule, ce n'est pas parce qu'il parle de moi, qu'il va faire parler de lui. » Il juge l'idée « absurde » et y voit « une manière de se mettre en scène ». Il dit que son inquiétude, « c'est la violence policière contre les jeunes gens ». Le blocus des lycées devient ainsi un sujet de campagne, qui oppose LFI à la droite, au centre et au RN.
Cosignataire de la proposition de loi sénatoriale pour l'uniforme obligatoire à l'école (2023) ; contre l'éducation à la sexualité version « théorie du genre ». Source
« Imposer la mixité sociale » dans les établissements, titularisation des contractuels et fin des suppressions de postes (L'Avenir en commun). Source
Gabriel Attal : Retour aux fondamentaux et à l'autorité
Marqueur personnel : uniforme expérimenté, groupes de niveau, autorité à l'école.
Marine Le Pen : Retour aux fondamentaux et à l'autorité
Retour du français, des mathématiques et de l'histoire au coeur des programmes, uniforme au primaire et au collège, revalorisation des enseignants. Source
Le sujet en bref
L'école française recule dans les classements internationaux et manque d'enseignants dans plusieurs académies. Les candidats divergent sur la réponse : moins d'élèves par classe et mixité sociale imposée, plus de moyens et de liberté pédagogique, retour aux fondamentaux et à l'autorité, ou autonomie des établissements, sélection et chèque éducation.
Les chiffres clés
Élèves par classe en élémentaire : 21,3 (2024, source)
Salaire net moyen d'un enseignant : 3 090 euros par mois (2024, source)
Ce que dit la loi aujourd'hui
L'école est obligatoire de 3 à 16 ans, la formation jusqu'à 18 ans. Les programmes sont nationaux, fixés par le ministère après avis du Conseil supérieur des programmes. Les groupes de niveau en français et mathématiques au collège, mesure phare du « choc des savoirs » de 2024, sont devenus facultatifs par décret en mars 2026.
Ce qui a changé depuis 2022
Le « pacte enseignant » de 2023 a ajouté des missions rémunérées et le salaire des débutants a été porté à environ 2 100 euros net. Le « choc des savoirs » lancé par Gabriel Attal fin 2023 (groupes de niveau, brevet exigé pour le lycée, classes prépa-seconde) a été largement défait en 2025 et 2026. La baisse démographique fait perdre environ 100 000 élèves par an et pose la question des fermetures de classes.