Budget 2027 : Faure prévient, « si rien ne change, nous censurerons »
Dans La Tribune Dimanche, Olivier Faure menace de censurer le gouvernement Lecornu : « Si rien ne change, nous censurerons ». Il l'accuse de céder au RN, avec la préférence nationale pour certaines prestations sociales et la baisse des aides aux énergies renouvelables. Le budget est présenté le 1er octobre.
Dans un entretien à La Tribune Dimanche, rapporté par BFMTV le 26 septembre, Olivier Faure a durci le ton sur le budget 2027 du gouvernement Lecornu : « Si rien ne change, nous censurerons ». Il ajoute : « Pour négocier, il faut être deux ».
Le premier secrétaire du PS reproche au gouvernement de faire des concessions au Rassemblement national. Il cite l'introduction de la préférence nationale dans l'attribution de certaines prestations sociales, la baisse des subventions aux énergies renouvelables et la réduction de la contribution française à l'Union européenne.
L'an dernier, le PS avait obtenu des concessions, comme la suspension de la réforme des retraites et le repas à 1 euro pour les étudiants. Cette année, selon Olivier Faure, les propositions du gouvernement « nous place(nt) dans une situation radicalement différente ». Le projet de loi de finances est présenté en Conseil des ministres le 1er octobre, le soir du deuxième débat de la primaire où Faure affronte Raphaël Glucksmann et Ségolène Royal.
Olivier Faure : Stabiliser la dette sans plan de choc
Réformer les règles budgétaires européennes pour qu'elles ne reposent plus sur des cibles chiffrées mais sur la trajectoire de soutenabilité de la dette, sans plan d'économies de choc. Source
Le sujet en bref
La dette publique française dépasse 3 300 milliards d'euros, soit environ 113 % du PIB. Les candidats divergent sur la marche à suivre : annuler la part détenue par la Banque centrale, geler le remboursement pour investir, stabiliser sans plan de choc, réduire le déficit chaque année, ou lancer un plan d'économies massif.
Les chiffres clés
Dette publique : 3 460,5 milliards d'euros (115,6 % du PIB), après 112,6 % fin 2024 (fin 2025, source)
Déficit public : 152,5 milliards d'euros (5,1 % du PIB), après 5,8 % en 2024 (2025, source)
Charge d'intérêts : 64,7 milliards d'euros (2,2 % du PIB), +11,2 % sur un an (2025, source)
Dépenses et recettes publiques : 57,2 % du PIB de dépenses, 52,1 % de recettes, prélèvements obligatoires 43,6 % (2025, source)
Ce que dit la loi aujourd'hui
Les règles européennes réformées en avril 2024 imposent un plan budgétaire à moyen terme ; la France est en procédure pour déficit excessif depuis juillet 2024, avec un retour du déficit sous 3 % du PIB attendu en 2029. La dette au sens de Maastricht atteint 115,6 % du PIB fin 2025 et la charge d'intérêts, 64,7 milliards d'euros en 2025, est devenue l'un des premiers postes de dépense de l'État. Le budget 2026 a été adopté par 49.3 en février 2026.
Ce qui a changé depuis 2022
Le déficit est passé de 4,7 % du PIB en 2022 à 5,4 % en 2023, 5,8 % en 2024 puis 5,1 % en 2025, alors que la dette passait de 111,4 % du PIB fin 2022 à 3 460,5 milliards d'euros, soit 115,6 % du PIB, fin 2025. Le Conseil de l'UE a ouvert une procédure pour déficit excessif en juillet 2024 et validé une trajectoire 2025-2029. La chute des gouvernements Barnier (décembre 2024) et Bayrou (septembre 2025) a retardé les budgets 2025 et 2026, adoptés avec de nouveaux impôts et des économies.
DébatTroisième débat de la primaire du camp social-démocrate, sur BFMTVÉmission « Vous, président » à 20h45, avec Apolline de Malherbe et Maxime Switek. Dernier débat avant le premier tour des 9 et 10 octobre.