Contre-budget du RN : Le Pen promet 140 milliards d'économies d'ici 2032
Le 6 octobre, Marine Le Pen et Jordan Bardella présentent le contre-budget du RN : 140 milliards d'euros d'économies nettes d'ici 2032, un déficit sous 3 % dès 2030 et une « règle d'or » approuvée par référendum.
Le mardi 6 octobre, au siège du RN, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont présenté leur contre-budget. Elle a présenté les grandes lignes budgétaires de son programme, lui le contre-budget du parti. La conférence avait lieu une semaine après les révélations de Mediapart sur des propos antisémites attribués à Jordan Bardella, qu'il conteste.
Marine Le Pen promet « 140 milliards d'euros net d'économies » d'ici 2032 par rapport à 2026, et un déficit public sous 3 % dès 2030. « Si les Français ne choisissent pas une rupture politique, la France court vers le défaut », prévient-elle. Elle propose une « règle d'or budgétaire » approuvée par référendum, qui imposerait chaque année une baisse de la dette. Elle s'en prend aux « socialo-macronistes », responsables selon elle des comptes depuis 2012.
Contre-budget du RN (6 octobre 2026) : « 140 milliards d'euros net d'économies » d'ici 2032, un déficit sous 3 % dès 2030 et une « règle d'or budgétaire » approuvée par référendum. Source
Le contre-budget 2026 du Rassemblement national ramène le déficit public à 107 milliards d'euros contre 143 dans le budget Lecornu, par des économies et non par une hausse générale des prélèvements (octobre 2025). Source
Le sujet en bref
La dette publique française dépasse 3 300 milliards d'euros, soit environ 113 % du PIB. Les candidats divergent sur la marche à suivre : annuler la part détenue par la Banque centrale, geler le remboursement pour investir, stabiliser sans plan de choc, réduire le déficit chaque année, ou lancer un plan d'économies massif.
Les chiffres clés
Dette publique : 3 460,5 milliards d'euros (115,6 % du PIB), après 112,6 % fin 2024 (fin 2025, source)
Déficit public : 152,5 milliards d'euros (5,1 % du PIB), après 5,8 % en 2024 (2025, source)
Charge d'intérêts : 64,7 milliards d'euros (2,2 % du PIB), +11,2 % sur un an (2025, source)
Dépenses et recettes publiques : 57,2 % du PIB de dépenses, 52,1 % de recettes, prélèvements obligatoires 43,6 % (2025, source)
Ce que dit la loi aujourd'hui
Les règles européennes réformées en avril 2024 imposent un plan budgétaire à moyen terme ; la France est en procédure pour déficit excessif depuis juillet 2024, avec un retour du déficit sous 3 % du PIB attendu en 2029. La dette au sens de Maastricht atteint 115,6 % du PIB fin 2025 et la charge d'intérêts, 64,7 milliards d'euros en 2025, est devenue l'un des premiers postes de dépense de l'État. Le budget 2026 a été adopté par 49.3 en février 2026.
Ce qui a changé depuis 2022
Le déficit est passé de 4,7 % du PIB en 2022 à 5,4 % en 2023, 5,8 % en 2024 puis 5,1 % en 2025, alors que la dette passait de 111,4 % du PIB fin 2022 à 3 460,5 milliards d'euros, soit 115,6 % du PIB, fin 2025. Le Conseil de l'UE a ouvert une procédure pour déficit excessif en juillet 2024 et validé une trajectoire 2025-2029. La chute des gouvernements Barnier (décembre 2024) et Bayrou (septembre 2025) a retardé les budgets 2025 et 2026, adoptés avec de nouveaux impôts et des économies.
DébatDébat LCI avec les Restos du Cœur, « Quelle société pour demain ? »À 20h40 sur LCI, dans un entrepôt des Restos du Cœur. Solidarité, pouvoir d'achat et précarité. Édouard Philippe absent, au conseil municipal du Havre selon son entourage.