Le Pen : « financièrement, nous ne pouvons plus » aider l'Ukraine
Sur LCI, Marine Le Pen a dit qu'on peut continuer à former les soldats ukrainiens et à leur livrer du matériel, « mais financièrement, nous ne pouvons plus ». Elle dit que ce n'est « pas un acte d'hostilité à l'égard de l'Ukraine ». C'est la ligne que le RN oppose à Raphaël Glucksmann et au bloc central.
Mercredi 16 septembre sur LCI, Marine Le Pen, candidate du RN, a estimé que la France ne pouvait plus porter le coût financier de l'aide à l'Ukraine. « À proportion de ce que nous faisons jusqu'à présent, qui est considérable, nous disons nous ne pouvons pas le faire », a-t-elle dit.
Elle garde une partie de l'aide : « On peut continuer à former leurs soldats, leurs armées, on peut continuer à leur apporter du matériel pour pouvoir se défendre. Mais financièrement, nous ne pouvons plus. » Elle assure que ce n'est « pas un acte d'hostilité à l'égard de l'Ukraine ». Elle lie ce choix au budget : « on ne peut pas dire d'un côté il n'y a pas un euro (...) pour indexer les retraites mais, en revanche, il y a des milliards pour la contribution nette à l'Union européenne ».
Avant elle, le vice-président du RN Louis Aliot avait proposé de « couper le robinet » à Kiev, ce qui avait suscité des critiques au centre et à gauche. Depuis le début de la guerre, Marine Le Pen plaide pour « une grande conférence pour la paix » en vue d'un « règlement diplomatique » du conflit.
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Le sujet en bref
Guerre en Ukraine, relation avec les États-Unis, OTAN, réarmement : la défense et les alliances pèsent dans la campagne. Les candidats vont du non-alignement et de la sortie de l'OTAN à un atlantisme assumé avec réarmement fort, en passant par la continuité, une défense européenne renforcée et le soutien à l'Ukraine.
Les chiffres clés
Budget de la défense : 57,15 milliards d'euros pour la mission Défense hors pensions, 68,4 milliards pour le ministère (+6,7 milliards sur un an) (projet de loi de finances 2026, source)
Loi de programmation militaire 2024-2030 : 413 milliards d'euros, plus 36 milliards ajoutés pour 2026-2030 (2025, source)
Soutien à l'Ukraine dans la LPM : 1,2 milliard d'euros de financement interministériel prévu par la loi de programmation militaire (LPM 2024-2030, source)
Objectif OTAN : 3,5 % du PIB en 2035, soit environ 140 milliards d'euros (sommet de 2025, source)
Ce que dit la loi aujourd'hui
La loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit 413 milliards d'euros, un tiers de plus que la précédente, actualisée en 2025 avec 36 milliards supplémentaires. La France est membre du commandement intégré de l'OTAN depuis 2009 et s'est engagée avec ses alliés sur 3,5 % du PIB de dépenses militaires en 2035. La dissuasion nucléaire reste le socle de la doctrine.
Ce qui a changé depuis 2022
L'invasion de l'Ukraine a fait passer la France en « économie de guerre » : commandes de munitions et de canons Caesar, aide militaire de plusieurs milliards, envoi d'instructeurs. Le retour de Donald Trump en 2025 et son désengagement d'Europe ont poussé Paris à proposer un débat sur la dissuasion élargie. Le budget des armées augmente chaque année depuis 2024, avec une hausse de 6,7 milliards d'euros entre 2025 et 2026.