Le maire de Cannes a fait la rentrée de Nouvelle Énergie sur la Butte de Saint-Cassien, à Cannes-la-Bocca, devant un campus d'été à guichets fermés. Il y a défendu sa ligne habituelle : « État performance » et baisse de la dépense publique, en réclamant une présélection élargie à droite pour éliminer les macronistes avant le premier tour et éviter un duel Mélenchon-Le Pen.
David Lisnard a fait sa rentrée politique les 29 et 30 août à Cannes, où son mouvement Nouvelle Énergie tenait son université d'été sur la Butte de Saint-Cassien, un campus qui a affiché complet.
Il y a défendu sa ligne libérale, centrée sur l'« État-performance », la baisse de la dépense publique et la défense des libertés. Il a également réclamé une primaire élargie à droite et au centre, expliquant qu'il fallait « éliminer les macronistes » avant le premier tour pour éviter un second tour opposant Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen.
Le plus explicite sur l'effort : réduction franche de la dépense publique pour désendetter.
Gabriel Attal : Réduire la dépense sans casser les services
Assume la maîtrise de la dépense : année blanche sur les prestations en 2028, hors petites retraites.
Le sujet en bref
La dépense publique française représente environ 57 % du PIB, l'un des niveaux les plus élevés d'Europe. Le débat porte sur son volume : certains candidats veulent dépenser davantage pour les services publics, quitte à emprunter, d'autres veulent la réduire fortement pour baisser les impôts et le déficit. Entre les deux, plusieurs défendent le niveau actuel.
Déficit public : 152,5 milliards d'euros (5,1 % du PIB) (2025, source)
Prélèvements obligatoires : 43,6 % du PIB (2025, source)
Premier poste de dépense : Protection sociale : 693 milliards d'euros (41 %) (2024, source)
Dépense publique totale : 1 714,1 milliards d'euros (2025, source)
Ce que dit la loi aujourd'hui
Le budget de l'État est voté chaque année dans la loi de finances, celui de la Sécurité sociale dans la loi de financement de la Sécurité sociale. La France est sous procédure européenne pour déficit excessif depuis juillet 2024 et doit ramener son déficit sous 3 % du PIB d'ici 2029. La Cour des comptes juge en février 2026 que la baisse du déficit reste trop lente pour stabiliser la dette.
Ce qui a changé depuis 2022
Après le « quoi qu'il en coûte » du Covid et les boucliers tarifaires sur l'énergie de 2022 et 2023, le déficit a dérapé à 5,8 % du PIB en 2024. Le budget 2025 n'a été adopté qu'en février 2025 après la censure du gouvernement Barnier. Le budget 2026 a combiné hausses de prélèvements et gel de certaines dépenses, et la dépense publique a ralenti à +2,5 % en 2025.