Mélenchon clôt les Amfis : « la victoire est possible »
À Châteauneuf-sur-Isère, Jean-Luc Mélenchon a fermé l'université d'été de La France insoumise en disant que son mouvement est prêt à gouverner dès 2027. Il a redit vouloir annuler une partie de la dette publique. LFI part donc seule, sans primaire et sans accord avec le reste de la gauche.
Le 23 août 2026, à Châteauneuf-sur-Isère, dans la Drôme, Jean-Luc Mélenchon a clôturé l'université d'été de La France insoumise, les Amfis, qui se tenait depuis le 20 août. Il a affirmé : « La victoire est possible », la présentant non comme un objectif lointain mais comme « une attente impatiente ».
Il a redit que La France insoumise est prête à exercer le pouvoir : « La France Insoumise est prête à gouverner dès 2027. » Il a aussi réaffirmé vouloir annuler une partie de la dette publique, en expliquant que cela permettrait de « remettre les comptes publics en ordre ».
Comme le Parti communiste français, La France insoumise refuse de participer à une primaire à gauche et présente Jean-Luc Mélenchon comme son candidat, sans chercher d'accord avec le reste de la gauche pour 2027.
Exiger que la BCE transforme la dette publique qu'elle détient en dette perpétuelle à taux nul, audit citoyen pour identifier la part illégitime. Source
Le sujet en bref
La dette publique française dépasse 3 300 milliards d'euros, soit environ 113 % du PIB. Les candidats divergent sur la marche à suivre : annuler la part détenue par la Banque centrale, geler le remboursement pour investir, stabiliser sans plan de choc, réduire le déficit chaque année, ou lancer un plan d'économies massif.
Les chiffres clés
Dette publique : 3 460,5 milliards d'euros (115,6 % du PIB), après 112,6 % fin 2024 (fin 2025, source)
Déficit public : 152,5 milliards d'euros (5,1 % du PIB), après 5,8 % en 2024 (2025, source)
Charge d'intérêts : 64,7 milliards d'euros (2,2 % du PIB), +11,2 % sur un an (2025, source)
Dépenses et recettes publiques : 57,2 % du PIB de dépenses, 52,1 % de recettes, prélèvements obligatoires 43,6 % (2025, source)
Ce que dit la loi aujourd'hui
Les règles européennes réformées en avril 2024 imposent un plan budgétaire à moyen terme ; la France est en procédure pour déficit excessif depuis juillet 2024, avec un retour du déficit sous 3 % du PIB attendu en 2029. La dette au sens de Maastricht atteint 115,6 % du PIB fin 2025 et la charge d'intérêts, 64,7 milliards d'euros en 2025, est devenue l'un des premiers postes de dépense de l'État. Le budget 2026 a été adopté par 49.3 en février 2026.
Ce qui a changé depuis 2022
Le déficit est passé de 4,7 % du PIB en 2022 à 5,4 % en 2023, 5,8 % en 2024 puis 5,1 % en 2025, alors que la dette passait de 111,4 % du PIB fin 2022 à 3 460,5 milliards d'euros, soit 115,6 % du PIB, fin 2025. Le Conseil de l'UE a ouvert une procédure pour déficit excessif en juillet 2024 et validé une trajectoire 2025-2029. La chute des gouvernements Barnier (décembre 2024) et Bayrou (septembre 2025) a retardé les budgets 2025 et 2026, adoptés avec de nouveaux impôts et des économies.