Premier débat de la primaire : LFI divise, les salaires rassemblent

Sur LCI, les cinq candidats de la primaire se sont surtout opposés sur La France insoumise. Olivier Faure a lancé : « Arrêtons de cracher sur le reste de la gauche ! », et Jérôme Guedj lui a répondu que « la godille, c'est bon pour le ski, pas pour la gauche ». Tous veulent en revanche augmenter le SMIC. Prochain débat le 1er octobre sur France 2.

Le premier débat de la primaire a eu lieu le 23 septembre sur TF1 et LCI. Cinq candidats étaient face à face : Olivier Faure, Jérôme Guedj et Ségolène Royal pour le PS, Raphaël Glucksmann pour Place publique et Emmanuel Maurel pour la Gauche républicaine et socialiste.

Le principal désaccord a porté sur La France insoumise. Faure, Royal et Maurel refusent d'exclure un rapprochement avec LFI pour les législatives, Glucksmann et Guedj s'y opposent. Guedj a lancé que « la godille, c'est bon pour le ski, pas pour la gauche ». Faure a répondu : « Arrêtons de cracher sur le reste de la gauche ! ».

Les candidats se sont aussi divisés sur le Proche-Orient. Royal a lié « la montée de l'antisémitisme » aux dirigeants israéliens actuels, ce que Guedj et Glucksmann ont contesté. Sur l'Ukraine, Royal veut « une paix juste et durable », quand Glucksmann appelle à « résister, aider les Ukrainiens ».

Tous veulent en revanche augmenter les salaires, avec des méthodes différentes. Maurel propose d'indexer les salaires sur l'inflation, Royal et Faure une conférence salariale après 2027, Glucksmann une baisse de la CSG, Guedj de conditionner les aides aux entreprises à des hausses de salaires. Le seul autre débat est prévu le 1er octobre sur France 2 et France Inter.

Sources

franceinfo, ce qu'il faut retenir du premier débat de la primaire socialiste, 24 septembre 2026

Leurs positions : pouvoir d'achat

Comment faire face aux prix ?

  • Olivier Faure : Forte hausse du SMIC et des minima

    Réhausser le SMIC à 1 690 euros net et ouvrir une conférence sociale pour augmenter les salaires au-dessus du SMIC. Source

  • Raphaël Glucksmann : Aides ciblées quand les prix flambent

    Face à la flambée du carburant, veut « multiplier par trois » le chèque carburant, payé par une « taxation des superprofits » (21 septembre 2026). Source

  • Ségolène Royal : Forte hausse du SMIC et des minima

    Proposait en 2007 une hausse du SMIC de 5 % par an pour le porter à 1 500 euros bruts en cinq ans. Source

Le sujet en bref

Après l'inflation de 2022 et 2023, le pouvoir d'achat reste la première préoccupation des Français. Les réponses proposées vont du blocage des prix et de l'indexation des salaires à une forte hausse du SMIC, des aides ciblées, la baisse des charges pour augmenter le salaire net, ou l'absence d'intervention de l'État.

Les chiffres clés

  • Inflation annuelle : +5,2 % en 2022, +4,9 % en 2023, +2,0 % en 2024, +0,9 % en 2025 (2022 à 2025, source)
  • SMIC horaire brut : 12,02 euros (1 823,03 euros bruts par mois), contre 10,57 euros au 1er janvier 2022 (1er janvier 2026, source)
  • Boucliers énergétiques : 26,3 milliards d'euros de coût total, 20,4 milliards de coût net pour l'État (2021 à 2024, source)
  • Salaires horaires : +1,9 % sur un an, coût horaire du travail +2,3 % (1er trimestre 2026, source)

Ce que dit la loi aujourd'hui

Le SMIC est revalorisé automatiquement chaque 1er janvier selon l'inflation et le salaire ouvrier, plus en cours d'année si l'inflation dépasse 2 % ; il est à 12,02 euros bruts de l'heure depuis le 1er janvier 2026. La prime de partage de la valeur créée par la loi du 16 août 2022 remplace la prime Macron et reste en vigueur, avec des exonérations recentrées depuis 2024. Le bouclier tarifaire sur l'électricité et le gaz est terminé : les tarifs réglementés ont été remis en place progressivement entre 2023 et février 2025.

Ce qui a changé depuis 2022

Face à une inflation de 5,2 % en 2022 et 4,9 % en 2023, la loi du 16 août 2022 sur le pouvoir d'achat a revalorisé de 4 % les retraites et prestations et triplé le plafond de la prime Macron (devenue prime de partage de la valeur), tandis que la loi de finances rectificative du même jour supprimait la redevance audiovisuelle. Les boucliers tarifaires énergie ont coûté 26,3 milliards d'euros au total, soit 20,4 milliards nets pour l'État entre 2021 et 2024, puis ont été retirés. L'inflation est retombée à 2,0 % en 2024 et 0,9 % en 2025, tandis que le SMIC est passé de 10,57 à 12,02 euros de l'heure entre 2022 et 2026.

Tous les candidats : pouvoir d'achat

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