Tondelier répond à Mélenchon : « L'Ukraine a le droit de se défendre »
La veille, Jean-Luc Mélenchon avait demandé s'il fallait « peut-être se demander » si la menace russe n'était pas liée aux « tirs en profondeur que fait l'Ukraine ». Marine Tondelier lui a répondu sur X : « Se réfugier derrière un faux pacifisme qui renvoie dos-à-dos l'agressé et l'agresseur est indécent ». L'Ukraine divise à nouveau la gauche.
Mercredi 23 septembre, lors d'une conférence de presse, Jean-Luc Mélenchon a estimé qu'il fallait « peut-être se demander » si la montée de la menace russe en Europe n'était pas liée aux « tirs en profondeur que fait l'Ukraine » sur le sol russe. Il a ajouté : « Ce n'est pas pour excuser la Russie ». Il a aussi demandé : « qui peut imaginer qu'un pays laisse sa propre capitale être attaquée et n'apporte aucune réponse à une situation pareille ? »
Le lendemain, Marine Tondelier, candidate des Écologistes, lui a répondu sur X. « Se réfugier derrière un faux pacifisme qui renvoie dos-à-dos l'agressé et l'agresseur est indécent », a-t-elle écrit. Elle cite les drones, les cyberattaques et les ingérences russes en Europe. Elle appelle à « arrêter de trouver des excuses à l'agresseur », qui selon elle « observe de près les prises de position des différents candidats » à la présidentielle.
Selon l'AFP, les Insoumis espèrent le soutien des Écologistes pour 2027. Mais ceux-ci présentent pour l'instant leur propre candidate. Les deux partis se rejoignent sur de nombreux sujets, mais divergent sur les questions internationales comme l'Ukraine.
Défend le non-alignement et la sortie du commandement intégré de l'OTAN.
Le sujet en bref
Guerre en Ukraine, relation avec les États-Unis, OTAN, réarmement : la défense et les alliances pèsent dans la campagne. Les candidats vont du non-alignement et de la sortie de l'OTAN à un atlantisme assumé avec réarmement fort, en passant par la continuité, une défense européenne renforcée et le soutien à l'Ukraine.
Les chiffres clés
Budget de la défense : 57,15 milliards d'euros pour la mission Défense hors pensions, 68,4 milliards pour le ministère (+6,7 milliards sur un an) (projet de loi de finances 2026, source)
Loi de programmation militaire 2024-2030 : 413 milliards d'euros, plus 36 milliards ajoutés pour 2026-2030 (2025, source)
Soutien à l'Ukraine dans la LPM : 1,2 milliard d'euros de financement interministériel prévu par la loi de programmation militaire (LPM 2024-2030, source)
Objectif OTAN : 3,5 % du PIB en 2035, soit environ 140 milliards d'euros (sommet de 2025, source)
Ce que dit la loi aujourd'hui
La loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit 413 milliards d'euros, un tiers de plus que la précédente, actualisée en 2025 avec 36 milliards supplémentaires. La France est membre du commandement intégré de l'OTAN depuis 2009 et s'est engagée avec ses alliés sur 3,5 % du PIB de dépenses militaires en 2035. La dissuasion nucléaire reste le socle de la doctrine.
Ce qui a changé depuis 2022
L'invasion de l'Ukraine a fait passer la France en « économie de guerre » : commandes de munitions et de canons Caesar, aide militaire de plusieurs milliards, envoi d'instructeurs. Le retour de Donald Trump en 2025 et son désengagement d'Europe ont poussé Paris à proposer un débat sur la dissuasion élargie. Le budget des armées augmente chaque année depuis 2024, avec une hausse de 6,7 milliards d'euros entre 2025 et 2026.