Violences du 17 octobre : les candidats se renvoient la responsabilité
Le 17 octobre, des manifestations contre la vie chère tournent aux pillages dans plusieurs villes. Mélenchon accuse le gouvernement, Lecornu dénonce « une inversion dangereuse et cynique des responsabilités ». Le Pen, Bardella et Retailleau ciblent LFI, Tondelier demande la démission du ministre de l'Intérieur.
Par la rédaction de QuiVoter 2027 · sources citées en bas de page
Le samedi 17 octobre, des manifestations contre la vie chère ont eu lieu dans toute la France, à l'appel d'anciens gilets jaunes, de lycéens et de syndicats. Les organisateurs annoncent près de 800 000 participants. Selon France 24, entre 550 000 et 800 000 personnes ont défilé. En marge des cortèges, des pillages et des violences ont touché Paris, Lyon, Marseille, Lille et Limoges. Selon le Premier ministre, environ 1 200 personnes ont été interpellées.
Sébastien Lecornu dénonce « une violence d'une extrême intensité ». Jean-Luc Mélenchon reproche au commandement de la police d'avoir ouvert « la porte au chaos » et lance au Premier ministre : « Vous n'êtes pas un homme d'État. Juste un commis qui est en train de provoquer une crise de régime. » Il demande à ses soutiens de rester à l'écart : « Ceux qui partagent notre combat n'ont rien à faire dans le pillage, le saccage. » Sébastien Lecornu lui répond que c'est « une inversion dangereuse et cynique des responsabilités ».
À droite et au RN, LFI est visée. Marine Le Pen juge les revendications sociales « légitimes », mais dit que l'extrême gauche les a prises « en otage ». Jordan Bardella dénonce « les professionnels du chaos ». Le 18 octobre, sur France Inter et France 2, Bruno Retailleau affirme que les élus LFI « ont armé la violence avec leurs mots d'ordre » et propose une révision constitutionnelle pour fixer la majorité pénale à 15 ans. Hors du RN et de LR, Édouard Philippe veut des auteurs « tous pourchassés et punis avec une grande sévérité », Gabriel Attal parle d'une « provocation envers l'autorité de l'État ».
Marine Tondelier demande la démission de Laurent Nuñez. « J'en ai ras le bol de la doctrine de maintien de l'ordre dans ce pays », dit-elle. Pour le RN, « dans une démocratie normale, Laurent Nuñez aurait déjà démissionné ». Selon franceinfo, Emmanuel Macron a refusé cette démission et s'est adressé aux Français le dimanche 18 octobre à 20 heures. À six mois du premier tour, l'ordre public devient un thème central de la campagne.
Les réactions
Jean-Luc MélenchonLa France insoumise« Ceux qui partagent notre combat n'ont rien à faire dans le pillage, le saccage. »
Il reproche au commandement de la police d'avoir ouvert « la porte au chaos » et lance au Premier ministre : « Vous n'êtes pas un homme d'État. Juste un commis qui est en train de provoquer une crise de régime. »
Marine Le PenRassemblement nationalElle juge les revendications sociales « légitimes », mais accuse l'extrême gauche de les avoir prises « en otage ». Pour le RN, « dans une démocratie normale, Laurent Nuñez aurait déjà démissionné ».
Jordan BardellaRassemblement national« Les professionnels du chaos »
Il vise LFI, qu'il rend responsable des violences en marge des cortèges.
Bruno RetailleauLes Républicains« Les élus LFI ont armé la violence avec leurs mots d'ordre »
Sur France Inter et France 2, il accuse les élus LFI et propose une révision de la Constitution pour fixer la majorité pénale à 15 ans.
Édouard PhilippeHorizons« Tous pourchassés et punis avec une grande sévérité »
Il parle des auteurs des pillages et des violences.
Gabriel AttalRenaissance« Provocation envers l'autorité de l'État »
Il qualifie ainsi les violences en marge des manifestations.
Marine TondelierLes Écologistes« J'en ai ras le bol de la doctrine de maintien de l'ordre dans ce pays. »
Elle demande la démission du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.
Sources
LCP, Manifestations du 17 octobre : soutien aux policiers ou critiques du maintien de l'ordre, les responsables politiques se divisent, 17 octobre 2026 · France 24, Après les violences en marge du 17 octobre, Sébastien Lecornu et Jean-Luc Mélenchon s'écharpent, 17 octobre 2026 · franceinfo, Jean-Luc Mélenchon salue « des dizaines de milliers de gens calmement mobilisés », Jordan Bardella dénonce « les professionnels du chaos », 17 octobre 2026 · franceinfo, Les élus LFI « ont armé la violence avec leurs mots d'ordre », accuse Bruno Retailleau, 18 octobre 2026 · franceinfo, « Laurent Nuñez était complètement dépassé » : les appels à démission du ministre de l'Intérieur se multiplient, 18 octobre 2026 · franceinfo, La mobilisation du 17 octobre : une crise politique à 6 mois de la présidentielle, 18 octobre 2026

